Le trafic portuaire de passagers a crû de 3% en 2013
31 janvier 2014
Naoufel Darif (850 articles)
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Le trafic portuaire de passagers a crû de 3% en 2013

Il a progressé de 17% au port de Tanger-ville, de 3% à  Tanger Med et de 1% à  Nador. Les ports de Casablanca et Agadir plus connus pour les croisières ont accusé le coup avec des baisses respectives de 36% et 52%. Les flux des MRE représentent entre 85 et 90% du trafic global.

Le trafic portuaire de passagers est en légère hausse en 2013. D’après les chiffres des deux grands opérateurs portuaires du pays, notamment Marsa Maroc et Tanger Med, communiqués en exclusivité à LaVie éco, le nombre global des passagers a atteint 4,22 millions à fin novembre, ventilé quasiment à parts égales entre les deux exploitants. Marsa Maroc, qui gère le trafic passager dans les ports de Casablanca, Tanger ville, Nador, Agadir et Lâayoune, a vu le nombre des passagers augmenter d’environ 3%, à 2,075 millions.
Par port, Tanger-ville a participé le plus à cette légère croissance en affichant 1,47 million de  passagers contre 1,22 million en 2012, soit une progression de 17%. Le port de Nador, bien qu’en affichant une hausse timide de 1%, aura tout de même réalisé en 2013 une très bonne performance après la baisse remarquable du nombre de ses passagers qu’il a affichée en 2012 à cause de la concurrence induite par le port de Melilia.
A l’opposé, les ports de Casablanca, Agadir et Laâyoune, connus essentiellement pour l’activité des croisières, ont vu arriver moins de touristes. Le premier a enregistré 198 140 passagers contre 311 770 en 2012, soit une chute de 36%. Le deuxième a accueilli quelque 35 630 passagers contre 74 490, soit 52% en moins, tandis que le troisième dégringole de 56%, à 250 personnes. «Ces chiffres peuvent s’améliorer, sachant que l’activité croisière est généralement animée en décembre», souligne un spécialiste.

Selon des sources bien placées à Marsa Maroc, la croissance du trafic passagers est due en premier lieu aux flux de retour occasionnés par les difficultés que connaissent les Marocains de l’étranger, notamment en Espagne et en Italie, des pays toujours en proie à la crise. «Les gens qui n’ont plus de visibilité sur leur manière de subsister préfèrent rentrer au lieu de prolonger l’attente dans leurs pays d’accueil», explique notre source. D’autres, qui ont choisi le commerce comme activité subsidiaire, font la navette entre ces pays et le Maroc.

Nette hausse des flux de camions

S’inscrivant sur le même trend haussier, le trafic réalisé à Tanger Med a atteint 2,15 millions de passagers contre 2,1 en 2012, soit une croissance de 2,3%. En 2013, il a vu également transiter 690 000 voitures contre 670 000 une année plus tôt, en hausse de 3%. Tandis que le flux des camions Transport international routier (TIR) a enregistré un bond de 11%, à 195000.
Par activité, les croisières représentent 10 à 15% du trafic, d’après des chiffres recoupés du management des deux ports. Les flux MRE représentent ainsi le gros du trafic avec 85 à 90% du global. Les ports de Casablanca, Agadir et Tanger dans une moindre mesure sont les seuls à abriter l’activité des croisières. Tandis que Tanger Med et Tanger-ville sont les premiers à recevoir des MRE. Cela dit, une bonne partie du trafic passagers est captée par les opérateurs étrangers. A fin novembre, selon des sources bien placées à Marsa Maroc, les opérateurs marocains qui restent en activité, notamment IMTC, FRS Maroc et Intershipping, n’ont réalisé que 30% du volume. L’activité croisière, quant à elle, est naturellement contrôlée à 100% par des compagnies internationales, Costa et MSC en l’occurrence.