La Banque africaine de développement finance la formation des cadres du continent

Un don de près de 7 MDH est accordé au Cafrad pour la formation en matière de gouvernance économique et financière. Le don permet au centre de bénéficier d’une assistance technique pour concevoir un plan stratégique de transformation.

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) ont signé, le 29 juin à Rabat, un accord de don de 649 000 de dollars, en appui aux activités du centre. Financé via le Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire, ce don devrait contribuer à faire du CAFRAD un «centre de référence africain, aligné aux standards internationaux» et ce, par le renforcement de ses capacités dans les domaines de l’assistance technique et de la formation. Le don en question permettra ainsi au centre de bénéficier d’une assistance technique pour concevoir un plan stratégique de transformation, d’organiser les ateliers qui valideront ce plan d’action et de recruter un consultant international, expert en gestion des organismes de formation.

Grâce à ce don, le CAFRAD pourra former un plus grand nombre de cadres africains en matière de gouvernance économique et financière. De ce fait, les pays du continent pourront compter sur des administrations aux capacités renforcées, dotées de meilleurs systèmes de gestion des finances publiques, de mobilisation des ressources et de lutte contre la corruption.

1 700 cadres formés depuis la création du centre

Selon Yacine Fal, directrice générale adjointe de la BAD pour l’Afrique du Nord, «il est important de doter l’Afrique de son propre centre de référence, en matière de promotion des meilleures pratiques, dans les domaines de la gouvernance économique et financière, au bénéfice des administrations et institutions publiques africaines». Et d’ajouter que «l’Afrique a besoin de meilleurs systèmes de gouvernance et d’administration publique pour en faire une meilleure utilisation. Elle a également besoin de compétences de plus en plus pointues»

Pour sa part, Stéphane Monney Mouandjo, DG du CAFRAD, estime que «l’Afrique est de plus en plus capable de compter sur ses propres ressources pour assurer son développement». Et d’expliquer: «C’est à nous qu’il revient d’accompagner les administrations publiques, de fabriquer une autre façon de penser nos systèmes de gouvernance, pour tout ce qui touche au fonctionnement de nos structures d’Etat et à la coopération entre celles-ci et le secteur privé devenu essentiel dans la dynamisation de nos économies et le renforcement de notre présence au niveau international».

Créé en 1964, le CAFRAD est une organisation intergouvernementale panafricaine dont le siège est à Tanger (il sera transféré prochainement à Rabat). Premier centre de formation et de recherche en Afrique qui œuvre pour l’amélioration des systèmes de l’administration publique et de gouvernance, il compte actuellement une trentaine d’Etats membres africains. Depuis sa création, il a formé près de 1700 cadres.