Agadir/zones industrielles : les terrains non valorisés dans le viseur d’Al Omrane

Les attributaires des zones industrielles d’Agadir : Tassila 1, Tassila 2 et Ait Melloul, n’ont qu’à bien se tenir. Ceux qui n’ont pas valorisé leur terrain risquent de se voir retirer leur parcelle.

La société Al Omrane Souss Massa a décidé de faire le ménage dans ce dossier qui traîne depuis des années. Depuis le lancement de cette opération, ce sont ainsi une vingtaine de lots qui font l’objet pour le moment d’une procédure de retrait, indique une source proche du dossier.

Si cette opération est déjà un pas vers le déblocage de la situation de ces zones industrielles et une meilleure disponibilité du foncier, notons que ces zones en question abritent quelque 200 lots non valorisés. Pour certains cas, il sera d’ailleurs très compliqué de trouver une solution pour retirer le lot car des attributaires ont déjà titré leur terrain.

Plus de quarante ans après leur lancement, la situation de ces sites n’est ainsi pas véritablement reluisante. La zone industrielle d’Ait Melloul, est un exemple parmi d’autres en la matière.

Selon les industriels, son taux de valorisation est autour de 50%. Coté institutionnel, un taux de valorisation de près de 80% est avancé. Ce taux de valorisation est en fait tout relatif car si on ne recensait que les entreprises véritablement en activité, le taux de valorisation serait bien inférieur à cela.

Pendant longtemps, la spéculation a fait rage dans ce site, comme dans les autres zones en question. Ce qui a engendré une flambée des prix du m². Il faut compter entre 800 à 1500 DH le m², voire bien plus pour les petites superficies à la revente. Rappelons que dans la zone industrielle d’Ait Melloul, le prix moyen du m² était entre 134 et 240 DH lors de sa commercialisation. Aux prix proposés par les spéculateurs, il n’y a bien sûr pas d’acheteurs. Ceci surtout que dans les lieux, il règne une certaine anarchie engendrée par les garages de mécaniciens qui occupent l’espace public pour l’exercice de leur activité. Il en résulte de gros problèmes de stationnement et même de circulation.

La zone industrielle de Tassila à Agadir est aussi marquée par le développement de salles de fêtes qui ne désemplissent pas en été lors de la saison des mariages, aussi il est très difficile pour les camions de pénétrer dans la zone. A tout cela, s’ajoutent des problèmes de signalisation toujours insuffisante, des problèmes de collecte de déchets, de sécurité et de transport… Une situation qui perdure et met en exergue le laisser-aller en matière de gestion urbaine. Difficile d’y attirer de nouveaux investisseurs face à tous ces dysfonctionnements.