Lydec s’engage à atténuer les causes du dérèglement climatique

Elle s’est fixé 3 objectifs dont la sensibilisation et la co-construction de solutions innovantes pour le climat. La société vise à atteindre une part de 10 % d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables. Elle compte économiser l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 1,2 million d’habitants d’ici 2020.

Lydec, opérateur majeur dans le domaine de l’environnement, manifeste fortement sa mobilisation dans le domaine de la préservation et de la maîtrise de ses impacts environnementaux. Il faut dire que cet engagement figure d’ores et déjà dans son Plan d’action de développement durable (PADD 2020) à travers plusieurs objectifs, dont un est dédié à la maîtrise de ses émissions de GES.

En juin 2016, Lydec a annoncé ses engagements pour le climat et renforcé ainsi sa contribution à la feuille de route marocaine sur le changement climatique et ce, à travers 3 principes structurants, à savoir la sensibilisation et la mobilisation des parties prenantes sur les enjeux du changement climatique ; l’intégration de la vision de ces parties au plan d’action; et la co-construction de solutions innovantes pour le climat, en partenariat avec la société civile. En plus, la société a pris certains engagements «métiers» qui s’articulent autour de la réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l’ensemble de son périmètre d’activité d’ici 2020 (hors pertes électriques). Notons que selon son Bilan Carbone®, Lydec a émis 340 000 tonnes équivalent CO2 en 2015. Aussi, elle vise à atteindre une part de 10% d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables et à économiser l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 1,2 million d’habitants d’ici 2020.

Ainsi, en vue d’atténuer les causes du dérèglement climatique, notamment dans le Grand Casablanca, son terrain de prédilection, la Lyonnaise des eaux table sur l’amélioration continue de la performance du réseau électrique et de l’éclairage public. En effet, grâce à plusieurs mesures, le rendement du réseau électricité a été amélioré en continu pour atteindre 93,43% en 2015. De plus, Lydec a contribué activement aux opérations de collecte et d’élimination des équipements qui contiennent ou sont contaminés par des polychlorobiphényles (PCB) en installant des cellules étanches dans 80 postes de distribution publique en bordure du littoral (prévention des défaillances).

En matière d’éclairage public, la société a mis en place une stratégie d’efficacité énergétique qui a permis une amélioration de 12% du ratio énergétique par point lumineux entre 2009 et 2015, ce qui équivaut à une économie d’énergie de près de 21 millions de kWh.

Le volet assainissement figure aussi parmi les priorités de la société. En effet, elle a mis en place des solutions innovantes pour contribuer à l’assainissement de l’environnement du Grand Casablanca, comme l’atteste la station d’épuration des eaux usées (STEP) de Médiouna, entrée en service en 2013 et qui est la première station d’Afrique du Nord à être dotée d’un processus combinant le procédé des boues activées et la technologie membranaire. Certifiée ISO 14001 en 2015, cette station peut réutiliser les eaux traitées pour l’irrigation agricole et assure chaque année l’épuration de plus de 550 000 m3 d’eau, qui sont ensuite dirigés vers l’Oued Hassar pour usage agricole. En parallèle, la préservation de la ressource en eau reste une composante historique de la démarche de développement durable de Lydec qui poursuit sa stratégie visant l’amélioration continue de la performance du réseau d’eau. Entre 2006 et 2015, le rendement du réseau est passé de 71,8% à 76,7% et 38 millions de m3 d’eau potable ont été économisés par rapport à 1997, soit l’équivalent de la consommation de plus d’un million d’habitants. Cela a été rendue possible grâce à sa stratégie de recherche des fuites, par exemple, qui s’appuie sur des techniques innovantes : déploiement de 500 capteurs acoustiques, modulation de pression, sectorisation avancée…

Au delà de ses engagements propres à son acticité, Lydec déploie des efforts pour protéger l’environnement et le littoral également. En effet, elle se positionne comme partenaire des industries du Grand Casablanca pour réduire la pollution des eaux et favoriser la revalorisation environnementale du littoral du Grand Casablanca. L’entreprise mène une politique incitative, en proposant à ces industries de signer des conventions de rejet. Cette politique a porté ses fruits puisque entre 1997 et 2015, plus de 1 000 conventions ont été signées.

De plus, en matière de qualité des eaux de baignade et de protection du littoral, Lydec s’appuie sur son laboratoire, Labelma, qui se charge d’évaluer la conformité à la norme marocaine des eaux prélevées sur 178 points du Grand Casablanca. En 2015, Labelma a réalisé plus de 70 000 analyses. Dans le domaine de l’assainissement, l’action de Lydec a été marquée en 2015 par la mise en service du Système anti-pollution (SAP) Est. Cette nouvelle infrastructure collecte et dirige les eaux usées du versant Est du littoral casablancais vers la station Eaucéan, à Sidi Bernoussi, soit 55% des eaux usées du Grand Casablanca. Après traitement, les eaux sont rejetées en mer par le biais d’un émissaire marin de plus de 2 km de long. Grâce à ce dispositif donc, la totalité du littoral casablancais, soit près de 60 km de côtes, est dépollué.

En octobre dernier, le label CGEM pour la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) a été remis à quinze entreprises dont la Lydec, qui vient confirmer l’engagement solennelle de la société dans ce sens. Le label CGEM pour la RSE est une reconnaissance du respect absolu par les entreprises marocaines, de leur engagement à observer, défendre et promouvoir les principes universels de responsabilité sociale et de développement durable dans leurs activités économiques et leurs relations sociales. Organisé par la CGEM et la Coalition pour la valorisation des déchets (COVAD), le Sommet international sur la valorisation des déchets et le climat, labellisé COP22, a été marqué par trois panels animés par des experts et responsables du domaine de l’environnement.  La souscription des entreprises à cette politique de responsabilité sociale renforce leur mise à niveau et accroit leur compétitivité. Elle est indispensable pour améliorer l’attractivité des territoires et encourager l’investissement direct étranger dans un contexte économique mondialisé. Par la même occasion elle participe efficacement au développement humain et à la lutte contre la précarité et la pauvreté. Dans la même lignée, la Bourse de Casablanca et l’Agence de notation extra financière Vigeo Eiris vont présenter aux investisseurs des placements dans les valeurs «vertes». L’indice «Vigeo-CSE Moroccan ESG Index» est attendu durant la Cop 22, et sera composé d’une quinzaine de valeurs. Elles seront choisies parmi les entreprises cotées les mieux notées par Vigeo Eiris sur leurs performances de responsabilité sociale. Le poids de chaque valeur de l’indice dépendra de son score dans tout ce qui concerne responsabilité sociale et environnementale. Sept entreprises marocaines, dont la Lydec, représentées dans l’indice Vigeo Eiris Emerging Market 70 sont sûres d’y figurer. Le palmarès de Vigeo Eiris regroupe 70 entreprises dont les démarches de responsabilité sociale sont les plus avancées. Cotées dans 15 pays, ces entreprises appartiennent à 29 secteurs d’activité et emploient plus de 2 millions de personnes. Elles affichent les meilleurs scores en matière de protection de l’environnement, de respect des droits de l’Homme, de travail décent et de valorisation du capital humain, de contribution au développement économique et social des territoires d’activité, de gouvernance et d’éthique des affaires. Volet stratégique pour les entreprises, la responsabilité sociétale et environnementale devrait pousser les autres entreprises à se bousculer pour intégrer le nouvel indice, notamment pour leur image. Par ailleurs, ces valeurs «vertes» pourraient séduire de nouveaux types d’investisseurs, ceux qui sont essentiellement attentifs aux impacts sociaux et environnementaux de leurs placements.