Glovo: l’entreprise qui révolutionne la livraison à domicile
8 février 2019
Rida Ançari (65 articles)
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Glovo: l’entreprise qui révolutionne la livraison à domicile

Présent sur Casablanca et Rabat, Glovo va se lancer prochainement à Marrakech. Entre Rabat et Casablanca, la plateforme de commande et de livraison compte 1300 coursiers-livreurs inscrits dont 500 sont actifs, tous des autoentrepreneurs.

Elle semble sortie de nulle part, tels ses livreurs arborant sa désormais emblématique couleur jaune, qui devient peu à peu familière aux Casablancais.

Avec 8 mois au compteur, Glovo Maroc n’est pas prête d’arrêter son expansion. Après Casablanca en juin 2018, suivie par Rabat quatre mois après, “nous allons démarrer à Marrakech, au cours de cette semaine. D’autres villes sont prévues”, nous a confié Karim Debbar, jeune DG de l’entreprise, sans toutefois donner de date sur ces prochaines étapes.

Ce concept de livraison, qui a vu le jour en Espagne avant d’investir de nombreuses grandes villes du monde comme le Caire, Paris, Mexico, New-york…se distingue par une intéressante particularité au Maroc, puisque tous ses livreurs sont des autoentrepreneurs, dûment inscrits au registre national du même nom, et non des salariés.

Très visibles dans les artères casablancaises et Rbaties, sur un vélo ou une moto et portant un grand cube jaune sur le dos, les « Glovers » reçoivent des commandes sur l’application mobile Glovo, achètent ce dont les clients ont besoin pour ensuite les livrer, moyennant une commission.

« Nous avons constaté qu’il y a un grand besoin en matière de livraison, suite à une étude de marché que nous avons effectué avant le lancement », nous a expliqué cet ancien d’Uber.

Que des hommes ! 

Entre Rabat et Casablanca, Glovo compte 1300 coursiers-livreurs inscrits dont 500 sont actifs. Afin de faire partie de la team Glovo, outre le statut d’autoentrepreneur il faut montrer patte blanche en justifiant d’un casier judiciaire vierge. L’entreprise exige également du futur Glover  de disposer de son propre véhicule, généralement un deux roues, ainsi qu’une assurance à jour. En cas d’accident pendant les heures de service, Glovo assure ses collaborateurs sur la base d’un contrat avec une compagnie d’assurance de la place.

Lors du démarrage de son activité au Maroc, la porte du spécialiste de la livraison était ouverte aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Néanmoins, ce n’est plus le cas à l’heure actuelle. « Vu les exigences du métier, nous n’avons pas pu garder des femmes avec nous« , explique Karim Debbar. Glovo ne recrute alors que des hommes entre 21 à 45 ans. Mais la tranche d’âge la plus présente se situe entre 23 à 35 ans.

En moyenne hebdomadaire, Glovo reçoit pas moins de 120 livreurs dans ses locaux, pour des formations. Une fois recrutés, les Glovers bénéficient d’un coaching sur la manipulation de la plateforme  et les quartiers de la ville, car « malheureusement, le GPS au Maroc n’est pas optimisé« . Allant d’une heure et demie à deux heures, cette formation a également pour objet d’expliquer en détail la teneur de l’activité.

Glovers, livreurs et vecteurs de compréhension

Les Glovers ne font pas que livrer. Ils expliquent « ce qui se passe sur le terrain », lors des « focus groups » que dirige une équipe des opérations. Objectif : « rendre l’expérience Glovo optimale, tant vis à vis des collaborateurs que les partenaires (restaurants, commerces…) ». Car des partenaires, il y en a beaucoup, puisque la plateforme n’est pas spécialisée que dans une seule niche. Elle s’inscrit dans une logique de livraison multi catégories. « Nos collaborateurs livrent des repas, font les courses dans des grandes surfaces et bien d’autres services. Si par exemple un client a oublié ses clés chez lui, ils peuvent aller les chercher pour lui », énumère Karim Debbar.

Cette logique de livraison est soutenue par la fluidité des horaires. « Nous n’imposons pas des heures de travail aux livreurs. Ce sont eux qui choisissent leurs heures de travail sur l’application mise en place à cet effet » précise-t-il.

Entre Rabat et Casablanca,  il ne semble pas y avoir de différences notables en termes des habitudes de consommations. »A Rabat, nous livrons davantage aux étudiants qui commandent auprès des fast-food. Mais, à Casablanca nous travaillons beaucoup avec les salariés« , assure le DG, peu loquace au sujet de son chiffre d’affaires.

Rida Ançari

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