Electricité : baisse des ventes à  fin février

L’énergie nette appelée s’est stabilisée durant les deux premiers mois de l’année. Forte progression de l’hydraulique, alors que le thermique continue de baisser.

A la vue des dernières statistiques fournies par le ministère de l’énergie, on pourrait aisément se dire que la consommation d’électricité au Maroc tend à stagner. C’est en tout cas ce que révèlent au premier coup d’œil les chiffres des deux premiers mois de l’année. Durant cette période, l’énergie nette appelée s’est établie à 4 850,3 Gwh contre 4 822,2 Gwh à fin février 2012, soit une infime progression de 0,6%. Toutefois, il faut se rappeler que l’année 2012 était une année bissextile. Autrement dit, ce petit jour de différence a potentiellement réduit l’évolution entre les deux périodes. Cela dit, il reste difficile de savoir dans quelle mesure cette progression a été freinée par le fait que les deux périodes n’ont pas le même nombre de jours. Toujours est-il qu’avec 0,6% -ou éventuellement 0,8%- l’énergie nette appelée se stabilise. Rappelons par ailleurs qu’à fin 2012, elle avait augmenté de 8% par rapport à l’année 2011.

Les importations d’électricité reprennent

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), comme à son habitude, a majoritairement fait appel à la production issue du thermique avec 3 375,8 Gwh produits. Néanmoins, la quantité d’énergie produite par cette source d’énergie continue de baisser –cette fois-ci de 12,7%– à la faveur des autres sources d’énergie. Il n’est donc pas surprenant que la consommation de fuel (-19,9%), charbon (-9,7%) et gaz naturel (-14,3%) ait sensiblement diminué. En revanche, la production d’énergie à partir des bassins hydrauliques a fortement augmenté, passant entre les deux périodes de 209,4 Gwh à 492,6 Gwh. (+135,2%). Autre indicateur, la facture des importations d’électricité a une nouvelle fois flambée pendant ces deux premiers mois de l’année. 567 MDH d’électricité ont ainsi été importés entre janvier et février, contre 457 MDH pendant la même période l’année précédente, soit +24,07%. Cela explique la progression de la part des «échanges» dans l’énergie nette appelée (+38%). Pourtant, rappelons qu’entre 2011 et 2012 la facture des importations d’électricité avait alors réussi à baisser d’un petit 1,5%.

Cela dit, si la quantité de l’énergie nette appelée a très légèrement progressé, les ventes d’électricité ont en parallèle baissé. En l’espace de deux mois, 4 169,5 Gwh ont ainsi été facturées, contre 4 213,9 Gwh au cours des deux premiers mois de 2012, soit une baisse de 1,1% entre les deux périodes. Il faut noter que c’est la consommation de très haute, haute et moyenne tension qui a enregistré une baisse (-2,9%) quant à celle de la basse tension elle a augmenté de 6,8%.