EL JADIDA : Le secteur industriel se développe à un rythme soutenu

Le secteur industriel dans la province reste bien orienté avec une prédominance des industries chimiques et parachimiques. Viennent ensuite les industries agroalimentaires, les industries métalliques et le textile et cuir. Des plateformes industrielles sont en cours de développement ou d’extension.

S’il est bien une destination émergente pour les investisseurs industriels, c’est bien El Jadida. En effet, la province est devenue une terre d’accueil concurrençant sérieusement les autres villes.  D’ailleurs, il n’est pas exclu qu’elle s’adjuge le titre de pôle économique d’importance capitale du pays, surtout avec le développement des autres secteurs en parallèle.

El Jadida dispose d’un tissu industriel assez diversifié, incluant des entreprises de toute taille et de tout type d’activité. La province s’enrichit également de plusieurs franchises qui choisissent la ville pour leur 1ère  implantation ou y ouvrent une représentation.

Ainsi, le tissu industriel d’El Jadida contribue à hauteur de 22% aux exportations industrielles totales du Maroc, soit l’équivalent de 25 milliards de DH, de 23% aux investissements industriels et d’environ 10% à la production industrielle nationale. En 1ère position, on retrouve les industries chimiques et parachimiques, dont principalement l’OCP, qui contribuent à hauteur de 74% à  la production industrielle totale de la région, soit 27,5 milliards de DH. Ce sous-secteur génère un chiffre d’affaires de 28,6 milliards de DH pour des exportations de l’ordre de 20 milliards de DH. Il est talonné directement par les industries agroalimentaires avec une contribution de 6,7 milliards de DH, soit 15% de la production industrielle totale. Les industries métalliques, mécaniques, et électriques arrivent en 3e position avec 3,5 milliards de DH, assurant 9% de la production industrielle. Pour leur part, les industries du textile et cuir ne sont pas très développées dans la province et affichent donc une faible contribution à la production industrielle.

Mis à part ces filières, l’industrie automobile est en train de se frayer doucement mais sûrement un chemin vers la province. Il ne s’agit pas de la construction mais plutôt des équipements automobiles, à l’instar des conduits en plastique ou en caoutchouc, gicleurs de refroidissement…

Si bien des projets ont pu être lancés et développés dans cette zone, c’est grâce à la création de zones industrielles dont  notamment le parc industriel Jorf Lasfar. «Grâce à ce méga-projet, dont l’investissement devrait être porté à quelque 14 milliards de DH, la région a vu son attractivité se renforcer. Le site, qui s’étendra sur une superficie globale de 504 ha, table sur l’implantation de 200 entreprises», précise Rachid Sraidi, président de la CGEM Settat-El Jadida. Actuellement, la 1ère phase de la 2e tranche qui totalise 93 ha a été réalisée et réceptionnée, sachant que la première tranche de 259 ha a été totalement mise en service. Dans cette zone, l’aménageur MedZ  a réussi à commercialiser plus de 50 projets industriels provenant de différents pays, créant ainsi près de 5 500 emplois et à drainer pas moins de 3,6 milliards de DH d’investissements. «À terme, et selon les projections, le parc industriel de Jorf Lasfar devrait générer des investissements de 12 milliards de DH et permettre la création de plus 20000 emplois directs», assure M. Sraidi. A côté, la zone PUMA, nouveau pôle urbain de la province d’une superficie de 1 300 ha, vient enrichir l’offre industrielle dans la région. Porté par le groupe OCP et le ministère des finances à travers la Direction des domaines de l’Etat, le projet PUMA devra intégrer des infrastructures clés, en vue de renforcer l’attractivité de la province.

Aussi, il nourrit l’ambition de renforcer l’impact économique, social et humain du Grand El Jadida, surtout qu’il offre des atouts non négligeables. En effet, il s’agit d’une ville connectée, pionnière dans l’utilisation des nouvelles technologies, qui offre un cadre de vie d’exception, et qui dispose, par ailleurs, d’un pôle académique qui permet le développement de la recherche, du savoir et de l’innovation.

La CGEM Settat-El Jadida travaille d’arrache-pied en vue d’améliorer mais aussi de valoriser le secteur industriel. Il s’agit, entre autres, de «permettre aux entreprises d’avoir un cycle d’exploitation normal et les ressources financières qui vont avec. Nous avons donc œuvré à stimuler l’adhésion des entreprises aux différents programmes d’appui et de financement». De même, un groupe régional de l’environnement des affaires sera créé par la CGEM en collaboration avec le CRI, la Wilaya et le Conseil régional, en vue de doter les entreprises d’un climat des affaires sain, aux règles clarifiées et au terrain de jeu défini. Par ailleurs, la CGEM mise sur le partenariat Public/Privé. Ainsi, «plusieurs conventions de partenariat stratégiques avec des institutions publiques régionales ont été signées», souligne notre source. En outre, des cycles de formations gratuits sont lancés au profit du personnel des entreprises.