Diamantine ouvre deux magasins outlet à  Casablanca

Les deux points de vente, ouverts depuis la fin 2012, reçoivent 700 clientes par semaine. Ils s’adressent à  une clientèle au pouvoir d’achat limité. Les prix affichés varient de 49 DH à  199 DH.

Le réseau de vente de Diamantine compte désormais deux magasins «outlet». L’un, situé sur la rue du Prince Moulay Abdellah, au centre-ville de Casablanca, est ouvert depuis décembre 2012. L’autre, situé sur l’avenue du 2 Mars, est en activité depuis janvier. Un nouveau positionnement de l’enseigne, créée en 2002 et spécialisée dans les châles, foulards et habits traditionnels, qui veut, selon son directeur, Abdellatif Kabbaj, répondre à une demande existante et adapter son offre au pouvoir d’achat de plusieurs catégories socioprofessionnelles. Les deux nouveaux points de vente s’adressent principalement à «des clientes qui attendent les soldes et les offres promotionnelles pour acheter nos articles. Nous leur proposons donc des produits à leur portée, dont le prix est compris dans une fourchette de 49 à 199 DH toutes collections confondues, femmes, hommes et enfants», explique M. Kabbaj. Notons que les prix affichés dans les différentes boutiques de l’enseigne varient en moyenne entre 99 et 249 DH.

Le concept de magasin «outlet», lancé uniquement à Casablanca pour l’heure, semble avoir répondu à un besoin existant. D’après des estimations des responsables, quelque 700 clientes y passent par semaine. Et le panier moyen varie de 120 à 150 DH, alors que dans les autres points de vente de l’enseigne, il est estimé à 350 DH.

La marque renforce ainsi, selon sa direction, son positionnement sur un créneau spécifique : l’habit traditionnel modernisé. En effet, il est à rappeler que Diamantine, spécialisée dans les châles et foulards, a étendu depuis 2008 son offre à la djellaba, aux tuniques, aux pantalons et  aux accessoires divers (sautoirs, boucles d’oreilles, sacs, pochettes et chaussures).

Six boutiques seront ouvertes d’ici la fin de l’année

Le tout est confectionné par les diverses entités du groupe soft, à l’exception des chaussures et autres babouches fabriquées par un industriel de la place. A partir du mois de mai, l’enseigne commercialisera le caftan également à un prix abordable, entre 500 et 1 000 DH en fonction de la matière et du modèle. Et en vue d’une large distribution de ses gammes, Diamantine met en boutique une nouvelle collection tous les quinze jours, sachant que l’enseigne se lancera incessamment dans la vente en ligne. Sur son site «Diamantine.ma», géré par la société Kenza Mall, la même qui met en vente les articles de la Redoute, seront vendus tous les articles de la marque.

Notons que la marque est commercialisée dans un réseau de 47 points de vente opérationnels, qui sera porté à 60 d’ici la fin 2013. Déjà six ouvertures sont programmées, notamment dans les villes de Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger. D’autres projets seront concrétisés au fur et à mesure du développement des centres commerciaux et autres galeries marchandes afin d’être le plus proche possible de la clientèle. Celle-ci est essentiellement composée de femmes actives -plus de la moitié des clients-, des touristes, notamment ceux en provenance de l’Europe mais aussi des pays du Maghreb et du Moyen-Orient et enfin des femmes au foyer.

Le développement de la marque ne se limite pas au Maroc puisque ses responsables mènent de pair des projets d’implantation au-delà des frontières du pays. Ainsi, à l’international, Diamantine qui exporte déjà dans des pays européens (France, Belgique et Hollande) via des boutiques multimarques, vise une première implantation en Tunisie et un renforcement de sa présence en Algérie où le réseau compte trois magasins. Ces points de vente sont en gestion directe alors que les projets que l’enseigne compte développer au Moyen-Orient seront montés en partenariat avec des opérateurs internationaux. Le réseau à l’international devra compter, souligne Abdellatif Kabbaj, une quinzaine de boutiques. Il ne manque pas de signaler que son entreprise ira, courant 2013, à la conquête du marché libyen.