Contrôle des produits alimentaires : 2 102 établissements répertoriés, 1 450 déjà  suivis
30 juillet 2012
Lavieeco (26042 articles)
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Contrôle des produits alimentaires : 2 102 établissements répertoriés, 1 450 déjà  suivis

L’ONSSA est bien avancé dans le secteur avicole; il s’attaque désormais à  l’élevage des ovins et bovins et passera bientôt aux exploitations agricoles. Les rayons de découpe de viande des grandes surfaces sont déjà  agréés.

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) balise progressivement son champ d’intervention. A fin juin 2012, il avait enregistré 1 450 établissements et entreprises alimentaires, de produits végétaux et d’origine végétale sur 2 102 répertoriés. L’office poursuit cette opération de sorte à pouvoir avoir une vue plus large du circuit de production. En effet, après la promulgation de la loi 25-08 portant création de l’ONSSA en 2009 et de la loi 28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires en 2010, le Maroc est passé d’une approche de contrôle des produits finis par échantillons aléatoires et de lutte contre la fraude à l’ancienne à une démarche assurant l’hygiène et la qualité à l’amont pour mieux protéger le consommateur.

Le processus de mise en place est certes lent, mais il est évident que la voie choisie est la plus sûre et la plus moderne pour contrôler ce qui se retrouve sur le marché, quels que soient le mode de fabrication et les moyens de transport et de distribution. Du coup, il fallait définir toute l’organisation de la nouvelle structure et lui donner les moyens de ses ambitions comme les laboratoires notamment.

Pour le Dr Jaouad Berrada, directeur de l’ONSSA, la question est plus complexe.  «La difficulté vient du fait qu’il faut travailler sur plusieurs fronts et que dans ces différentes directions, le tissu de fabrication, de transformation, d’entreposage et de distribution n’est pas le même. Ceci dit, nous ne sommes pas partis de rien, non plus», explique-t-il. 

Les OGM interdits de séjour au Maroc

L’office a commencé par la traçabilité et la réorganisation des méthodes d’exploitation. Par exemple, dans le secteur avicole, l’ensemble des exploitations a été non seulement recensé mais aussi entièrement autorisé sur le plan sanitaire. Mais ce secteur présentait quelques conditions minimales parce qu’il avait opéré lui-même sa mise à niveau.
L’office s’attaque maintenant à l’élevage des ovins, bovins, caprins et autres. Il faudra d’abord recenser et enregistrer les étables et leur faire obligation de tenir un registre après les avoir identifiés.
Suivront les exploitations agricoles qui, après identification, seront sensibilisées à la traçabilité, et, de manière générale, aux bonnes pratiques.
L’autre cible est constituée des unités de transformation. Dans ce domaine, il faut distinguer deux démarches. L’une concerne les produits à risques modérés ou négligeables comme le lait et les jus. Là, c’est le système d’autorisation d’exercer qui sera retenu. Mais dès qu’il y a une montée en charge du risque comme pour les viandes et les huiles de table, par exemple, c’est un système d’agrément qui sera adopté.

Mais que l’on se rassure, explique le Dr Jaouad Berrada, les systèmes d’auto-contrôle et de traçabilité existent déjà, il s’agit juste de les généraliser et d’expliquer à ceux qui ne les ont adoptés qu’en partie qu’ils vont, désormais, tomber sous le coup de la loi.

Dans le domaine de la pêche, l’ONSSA ne prévoit pas de difficultés pour généraliser la nouvelle approche car les transformateurs et les conserveurs ont déjà quelques longueurs d’avance. Au niveau de la découpe des viandes, les grandes surfaces sont déjà agréées, après avoir été accompagnées par ses services.

Mais il y a des filières où il y encore à faire comme dans l’apiculture, même si l’ONSSA a signé un contrat programme avec la fédération, notamment sur le volet sanitaire. Même chose pour les produits végétaux où un travail de recensement, de validation des normes et d’enregistrement a commencé, à travers la Fenagri, avec les minoteries et les huileries même artisanales. Pour l’entreposage et le transport, le système d’autorisation et d’agrément est en train d’être généralisé.

Au niveau de l’étiquetage, l’indication des allergènes ou de la valeur nutritionnelle deviendra obligatoire. Quid des OGM ? Le Dr Berrada est formel : «Les produits contenant des OGM destinés à la consommation humaine sont aujourd’hui interdits à l’importation au Maroc».

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