BMCE Bank of Africa lance un dispositif de soutien aux TPME de Lâayoune

Elle a signé un partenariat avec la CFCIM pour accompagner les entreprises dans le cadre de la coopération triangulaire Maroc-Afrique-Europe. Le foncier est disponible et très bon marché.

BMCE Bank of Africa veut faire bénéficier de son accompagnement les TPME des régions du Sud. Le management de la banque s’est rendu à Lâayoune-Sakia El hamra pour présenter le dispositif mis en place. Une convention a, en effet, été signée dans ce sens par la banque et la Chambre française d’industrie et de commerce du Maroc (CFCIM) dans le but de soutenir et d’accompagner les entreprises dans le cadre de la coopération triangulaire Maroc-Afrique-Europe. Pour les signataires, cette initiative s’explique par leur volonté de donner le la dans un contexte où les petites structures font face à des enjeux comme la compétitivité (innovation, qualité, R&D, etc.) et eu égard au rôle stratégique de cette population d’entreprises pour le développement du tissu productif national.

L’accord entre BMCE Bank Of Africa et la CFCIM consiste à mettre en place un dispositif de soutien décliné en trois axes afin de créer des opportunités d’entrepreneuriat et, partant, renforcer le développement économique de la région de Lâayoune. Selon M’Fadel Lahlaissi, directeur général délégué de la BBOA, les trois domaines touchés par le partenariat sont l’accompagnement des entreprises membres de la CFCIM (formation, co-organisation des missions de prospection en Afrique subsaharienne et accès à des études sectorielles), la participation avec la CFCIM à des séminaires ou rencontres BtoB et l’accueil des entreprises étrangères recommandées par la CFCIM et leur appui dans leurs démarches aussi bien au Maroc que dans plus de 20 pays africains. «La promotion de l’entrepreneuriat et l’accompagnement des PME est inscrit dans l’ADN de BMCE Bank. Nous voulons capitaliser sur notre présence en Afrique pour accompagner les entreprises marocaines qui souhaitent développer leurs exportations sur le continent», souligne Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général exécutif de BMCE Bank. Du côté de la Chambre d’industrie et du commerce, on apprend qu’une mission en Afrique subsaharienne au profit d’une vingtaine d’entreprises exportatrices sera organisée incessamment dans l’objectif de pousser les PME de la région à la conquête du marché régional.

De l’avis des responsables de BMCE Bank, ce partenariat vient appuyer les nombreuses initiatives engagées auprès des entrepreneurs. «Offres promotionnelles, occasions d’affaires, missions BtoB multi-sectorielles au Maroc et à l’international, notamment sur le continent, ou encore le Club PME sont autant d’initiatives qui marquent l’engagement de la banque auprès de cette cible», explique Hassan Belatik, directeur marketing entreprises et pilotage de la banque.

En marge de la signature de la convention, BMCE Bank Of Africa a célébré la sortie de la 1ère promotion du Club PME de Laâyoune-Sakia El Hamra dédiée aux membres de la CFCIM dont l’objectif est d’offrir des cycles de formation aux PME dans des modules touchant à la gestion et à l’administration des entreprises.

Une région à fort potentiel économique

Dans l’allocution d’ouverture de la cérémonie de signature, Yahdih Bouchab, wali de la région de Lâayoune Sakia-Al Hamra, a saisi l’occasion pour rappeler les atouts et le potentiel économique dont dispose la région de Lâayoune. M. Yahdih rappelle que la position géographique, à quelques minutes des marchés de l’Afrique subsaharienne, pesant des dizaines de millions de consommateurs, et à quelques encablures de la zone Schengen (Ndlr: via les Iles Canaries) fait de la région un hub des plus stratégiques. Un autre argument de taille qui ne doit pas laisser les investisseurs indifférents : le foncier est disponible et très bon marché. «Nous proposons le mètre carré industriel à 10 DH», confie le wali. Ce qui a déjà accroché Philippe-Edern Klein, président de la CFCIM, qui a exprimé au wali la prédisposition de la Chambre (qui a une expérience dans le développement des zones industrielles) à négocier des lots dans la région. Aussi, la stratégie de développement des provinces du Sud, lancée par le Souverain en novembre 2015, représente-t-elle pour l’officiel un grand catalyseur de développement et des opportunités pour les promoteurs dans plusieurs secteurs. De plus, M. Yahdih n’a pas omis de revenir sur le cadre fiscal encourageant des provinces du Sud. Il a informé en substance que sa région va abriter un grand colloque organisé avec la DGI pour informer les investisseurs des mesures du cadre fiscal et des initiatives de l’Etat pour y encourager l’investissement.