Accor lorgne Bouznika Bay

Les négociations avec la BCM seraient bien avancées n Un pôle
hôtelier à développer pour 250 MDH.
Le Casa City Center et le complexe de Founty seront mis en chantier en avril.

Le groupe Accor ne baisse pas les bras. Après avoir perdu la gestion des trois hôtels Almohades, et devant sa tentative infructueuse de gestion du Royal d’Anfa, à Casablanca, et des trois hôtels KTH (Tour Hassan, Mérinides, Berbère Palace), il explore de nouvelles pistes. Selon des sources informées, il manifeste un grand intérêt pour le complexe Bouznika Bay. Les pourparlers avec les responsables de la BCM (propriétaire du complexe) seraient bien avancés. Pour étayer leurs informations, les mêmes sources précisent que Gérard Pélisson, PDG du groupe, a passé les fêtes de fin d’année au Maroc et a profité de l’occasion pour rencontrer les responsables de la banque.
Accor n’en est pas à sa première tentative pour prendre pied dans Bouznika Bay. Il y a quelques années, il avait déjà pris le complexe en gestion et s’était engagé à développer le pôle hôtelier. Mais il avait dû renoncer, compte tenu des litiges qu’il y avait à l’époque sur le foncier. Maintenant que la situation est assainie et que la BCM a sécurisé le projet, Risma (filiale marocaine d’Accor) a manifesté à nouveau son intérêt.

Deux hôtels à construire, dont l’un dédié à la thalassothérapie
Le groupe français vise la gestion du Beach Club et du Club House et entend développer le pôle hôtelier en construisant deux hôtels, l’un de thalassothérapie, comptant 150 à 200 chambres et un autre, de taille plus réduite. Le montant de l’investissement est estimé à près de 250 MDH. Cet investissement serait financé par Risma à hauteur de 70%, la BCM apportera les 30% restants. Bien évidemment, la gestion de ce pôle hôtelier reviendrait au groupe Accor.
Si les deux parties tombent d’accord, les études devraient être lancées au courant du premier semestre de cette année. Pour l’heure, rien n’a encore été conclu, mais tout porte à croire que les discussions aboutiront, d’autant que la banque est déjà partenaire du groupe dans le projet Moussafir, à hauteur de 30%.

475 MDH pour le Casa City Center
Ibis Moussafir étant aujourd’hui l’enseigne du groupe qui se développe le mieux au Maroc et qui subit le moins les aléas de la conjoncture. Les neuf établissements de la chaîne ont en effet réalisé, en 2003, un chiffre d’affaires de 114 MDH, en progression de 12% par rapport à 2002. Le plan de développement d’Accor prévoit d’ailleurs cinq nouvelles ouvertures en 2004.
Autre projet ambitieux d’Accor : le Casa City Center (CCC). Bloqué pendant des années à cause du foncier, ce projet est maintenant bien ficelé. Le lancement des travaux est prévu pour avril prochain. Le chantier durera 18 mois. Le Casa City Center devrait donc ouvrir ses portes fin 2005. Le projet s’étend sur une superficie de 23 000 m2. La première phase comprendra un hôtel Ibis de 300 chambres, un hôtel Novotel de 250 chambres, ainsi que des parkings et des immeubles. La seconde phase comprendra, quant à elle, des surfaces commerciales et un hôtel Sofitel de 200 chambres. Le projet a été confié à l’architecte Philippe Collier. Le montant total de l’investissement est estimé à 475 MDH. Il s’agira ainsi du plus grand projet hôtelier jamais réalisé à Casablanca.
A Agadir, Accor maintient son projet hôtelier dans la zone Founty II, bien que d’autres groupes hésitent encore à lancer les travaux de leurs projets, prétextant une conjoncture difficile. Les plans ont maintes fois été remaniés, mais ils sont à présent finalisés, de même que les maquettes. Sur une superficie de 10 hectares, le groupe compte, dans la première phase du projet, construire un hôtel Novotel quatre étoiles de 200 chambres avec un centre de thalasso pouvant accueillir 120 curistes. Le montant de l’investissement est estimé à 200 MDH (foncier inclus).
Là encore, le début des travaux est prévu pour avril prochain et l’ouverture de l’unité pour décembre 2005. La seconde phase du projet n’est pas encore ficelée, mais l’on sait qu’elle comprendra, notamment, des résidences touristiques. Si Accor tient ses engagements, l’année 2004 sera incontestablement riche en lancement de projets d’envergure