312 entreprises ont bénéficié du programme d’appui de l’agence pour la PME en 2005

Engagement financier de 58 MDH

Les bénéficiaires sont concentrés sur l’axe Rabat-Casablanca.

Pour sa troisième année d’existence, l’ANPME (Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise) affiche un bilan qui a tout l’air de satisfaire ses responsables. Le PAE (plan d’appui aux entreprises) a en effet permis d’accompagner 312 entreprises, dont 208 dans le cadre du programme de modernisation des entreprises, son premier volet. Cela correspond à  un engagement financier de l’ordre de 45,5 MDH. Par type d’intervention, 51 entreprises ont pu bénéficier d’un diagnostic stratégique ou d’un business-plan, 68 ont profité d’une assistance dans les domaines de l’organisation de la production et de la logistique, 27 pour des certifications diverses et 20 ont été accompagnées dans les domaines de l’accès au crédit ou de la gestion financière.
En outre, au titre des partenariats avec les associations professionnelles, 50 entreprises ont bénéficié d’actions ciblées, l’ANPME étant actuellement liée par des partenariats avec 7 associations professionnelles sectorielles.

L’Agence de la PME entend mieux couvrir les régions
S’agissant du second volet, celui de l’assistance technique, il faut signaler d’abord que le bénéfice du Foman (Fonds de mise à  niveau) a été étendu à  des activités comme l’agroalimentaire, le transport routier de marchandises et le courtage en assurance.
Au total, 104 entreprises ont pu donc profiter du programme de soutien pour un budget total de 12 MDH. L’industrie est le principal bénéficiaire avec 71 % des entreprises, dont 21 % du secteur agroalimentaire et 20 % du textile. Par ailleurs, l’essentiel des actions (76 %) est concentré sur l’axe Casablanca-Rabat, et 88 % d’entre elles touchent au management et aux normes.
Pourtant, plusieurs actions ont été menées au niveau des régions pour intéresser les entreprises à  ces programmes, que ce soit par le biais des chambres de commerce ou des associations professionnelles. La directrice de l’ANPME, Latifa Echihabi, s’étonne d’ailleurs que les entreprises de province ne fassent pas davantage appel aux services proposés par l’agence.

S’agissant de la nouvelle stratégie d’intervention de l’ANPME, notamment à  travers les recommandations du programme «Emergence», deux nouvelles pistes sont à  l’étude. La première réside dans le développement de l’intermédiation et de l’expertise nationale. A ce jour, quelque 530 consultants et 115 cabinets d’études sont agréés par l’agence. Cette dernière est en train d’élaborer un répertoire des compétences nationales par genre d’activité. Un pas a toutefois été franchi avec la mise sur pied d’un premier index des compétences auxquelles les entreprises peuvent avoir recours dans le cadre de la mise en Å“uvre du Fonds de restructuration financière, lancé en 2005 en vue de garantir les crédits bancaires objet d’une consolidation. En second lieu, l’objectif est de mieux couvrir les régions. A ce titre, un programme dit Rimane (Réseau des intervenants régionaux pour la modernisation compétitive de l’entreprise) est en train d’être mis en place.