16 conventions pour 20 milliards de DH à  approuver par la commission

La commission interministérielle des investissements se réunira lundi 28 juillet Des projets allant de 200 millions à  3 milliards de DH dans le pipe et 5 637 emplois à  créer Palmeraie Developpement
soumet deux avant-projets pour 21 milliards de DH et Dyar Al Qatari veut reprendre la marina d’Asilah.

Programme chargé pour les membres de la Commission des investissements qui se réunira lundi 28 juillet. Il s’agira là  de sa deuxième réunion en 2008 après celle de mai, et la troisième depuis l’arrivée du gouvernement de Abbas El Fassi. Au menu, 30 dossiers à  éplucher dont, évidemment, des conventions d’investissement à  approuver, des avenants, mais aussi des requêtes diverses émanant de promoteurs.

Le plus gros morceau sera donc celui des conventions d’investissement à  ratifier par les ministres concernés, en fonction des secteurs. Au total, le parapheur en comportera 16 pour un total de 20,2 milliards de DH avec, à  la clé, la création attendue de 5 637 emplois.

En tête de liste, en terme d’importance de l’investissement, on retrouve deux gros projets. Le premier, d’un montant de 2,9 milliards de DH, consiste en un complexe touristique et balnéaire sur la côte casablancaise de Aà¯n Diab (en face de la mosquée Al Saoud), qui permettra la création de 1 000 emplois. Mitoyen du club Paradise, ce projet est initié par la société Anfa Plage qui appartient à  l’ancien patron de Fadesa, l’Espagnol Manuel Jové.

Le deuxième projet, portant également sur un montant de 2,944 milliards de DH, concerne la construction d’un laminoir à  proximité de la ville de Settat. Le projet est porté par la société Atlantic Steel Industries contrôlée par des investisseurs marocains aux côtés d’opérateurs anglais et indiens. Les promoteurs du laminoir tablent sur la création de 500 emplois directs.

Dans un deuxième groupe de projets, on retrouve sept dossiers de moindre importance, certes, mais portant tout de même sur des investissements dépassant le milliard de DH et dans des secteurs diversifiés dont l’immobilier, l’énergie, le transport…

On citera le fonds d’investissement Oléa Capital destiné à  la promotion des projets oléicoles, qui souhaite la signature d’une convention de 1,8 milliard de DH, et le projet de la société libyenne Tamoil, baptisé Tamoil Assakia, d’un montant d’un milliard de DH, portant sur la réalisation d’infrastructures destinées à  la production et au stockage d’énergie dans les villes de Laâyoune, Boujdour et Dakhla.

Toujours dans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures, la commission des investissements devra approuver la convention avec la société marocaine de transport et de stockage de produits pétroliers pour des projets sur Marrakech, Mohammédia et Nouacer pour 1,3 milliard de DH, et celui de l’extension de la Samir pour 1,6 milliard DH. La Caisse de dépôt et de gestion (CDG) est également sur la liste des bénéficiaires des conventions pour son troisième site d’offshoring Fès Shore, pour un montant de 1,2 milliard de DH, ainsi que Cosumar pour 1,282 milliard qui serviront à  financer le plan de rénovation et de modernisation de ses sucreries, en plus de la raffinerie de Casablanca.

Cimenteries, hôtels, agriculture bio…
Sont également programmés pour la réunion du 28 juillet huit autres projets de conventions portant sur des montants de 200 à  500 MDH. On citera, entre autres, le projet du français Hermès qui réalise un centre multifonctionnel à  Guéliz, en plein centre de Marrakech, pour un investissement de 500 MDH. Le projet consiste en un ensemble résidentiel et de bureaux construit autour d’une grande galerie commerciale.

Toujours à  Marrakech, Atlas Hospitality, filiale de Royal Air Maroc, compte réaliser un hôtel, le Sky Morocco Hospitality, pour un investissement de 220 MDH. A Dakhla, le groupe Tazi, en partenariat avec la famille Derhem, porte un projet dans l’agriculture bio et sous serres, baptisé Adrar, qui fera l’objet lui aussi d’une convention d’investissement pour 360 MDH.

Une fois ces conventions approuvées, la commission devra expédier certaines affaires courantes. Il s’agit, comme à  l’accoutumée, d’avenants concernant d’anciennes conventions dont il faut soit proroger la durée soit encore réviser certains articles à  la demande des promoteurs. Figurent sur cette liste le dossier de la cimenterie de l’espagnol Lubasa, à  Sidi Kacem (voir lavieeco.com), celui d’Oro Mecanica à  Casablanca, et la cimenterie d’Holcim à  Settat.

Les membres de la commission devront enfin délibérer sur des dossiers plus difficiles. Il s’agit généralement de requêtes émises par des investisseurs soit pour la soumission de nouveaux projets soit pour la révision de certaines dispositions des conventions, soit encore pour trancher dans des litiges, les plus souvent concernant le foncier. Parmi ces requêtes, on signalera celle de Dyar Al Qatari qui a fait part de son souhait de reprendre et développer la marina d’Asilah.

Ce projet, rappelons-le, avait été confié à  la société italienne Soipa qui s’était engagée à  réaliser le site moyennant un investissement de 500 MDH. Fin 2004, voyant que la société n’avait pas encore posé la moindre pierre du chantier, le gouvernement avait décidé de reprendre ses billes. Depuis, le projet est resté bloqué.

Mais c’est assurément le groupe Palmeraie Developpement qui sera la vedette de la séance avec deux projets ambitieux dans l’hôtellerie totalisant la somme colossale de 21 milliards de DH. Le premier, dans la localité de Oued Laou pour 13 milliards de DH et le second à  Marrakech (domaine d’El Mansouria) pour 8 milliards de DH.

Une chose est sûre : au regard des projets programmés pour la journée du 28 juillet, force est de constater que l’immobilier et l’hôtellerie continuent, malgré tout, de tirer l’économie et l’emploi loin devant l’industrie.