12% des Marocains habitent Casablanca

La DPEG (Direction de la politique économique générale) vient de réactualiser son tableau de bord social. Les indicateurs intégrés renseignent sur le développement socio-économique du pays et peuvent également servir de base de données aux études marketing des entreprises. Il se dégage de ce tableau de bord social que la croissance démographique enregistre un ralentissement depuis les deux dernières décennies. Celle-ci est passée de 2,6% entre 1971 et 1982 à 1,6% entre 1994 et 2002. Ces évolutions ont entraîné des mutations importantes au niveau de la structure de la population, avec une baisse de la part des moins de 15 ans, qui est passée de 42,2 % en 1982 à 30,9 % en 2002, et une hausse de la population en âge d’activité (15 à 59 ans) : de 51,7 % en 1982 à 61,6 % en 2002.
La croissance démographique en milieu urbain a été plus rapide qu’en milieu rural, avec des taux respectifs de 3,5% et 0,6% en moyenne durant la période 1980-2002 (en raison notamment de l’exode rural). Une poussée qui explique que le taux d’urbanisation se soit accentué, passant de 41,1 % en 1980 à 56,6 % en 2002.
De fortes inégalités de peuplement sont également notées entre les différentes régions économiques. Le Grand Casablanca demeure la région la plus peuplée, s’accaparant 12% de la population, suivie par le Souss (10,4%), et par la région de Marrakech avec 10,2%.
5,5 enfants par femme en 1982, 2,2 enfants en 2001
Le relèvement de l’âge du mariage a eu pour conséquence une baisse de la natalité, soit un recul de l’indice synthétique de fécondité passé de 5,5 enfants par femme en 1982 à 2,2 en 2001. Toutefois, malgré cette baisse relative du taux de fécondité, la taille des ménages n’a que légèrement diminué au niveau national. Elle est de 5,5 personnes par ménage en 2001, contre 5,9 en 1994. En milieu rural, cet indicateur s’est même stabilisé autour de 6,6 personnes par ménage depuis 1994, alors qu’en milieu urbain il est tombé à 4,8 en 2001 au lieu de 5,3 % en 1994. Des projections estiment la taille moyenne des ménages marocains en 2010 à 4,9 personnes (4,4 en milieu urbain et 6,1 en milieu rural).
Concernant l’analphabétisme, le Maroc reste en retard par rapport aux autres pays émergents malgré un recul du taux d’analphabétisme de 6,6 points en 4 ans pour atteindre 48,3 % en 1998 parmi la population âgée de plus de 10 ans. De fortes disparités persistent entre les hommes (45,5 %) et les femmes (61,9 %) et entre le milieu urbain (33,7 %) et le milieu rural (66,9 %). C’est à ce niveau que se situe le vrai défi du Maroc