Relations avec la hiérarchie

Ils ne le vénèrent pas, mais ne le rejettent pas non plus. On peut déduire de cette attitude que le supérieur hiérarchique doit en faire plus pour les convaincre.

Ce n’est pas le rejet total. Mais avec le supérieur hiérarchique, les relations ne sont pas au top. Seulement un peu plus de la moitié de l’échantillon le considère comme un modèle. Sans les femmes qui sont 57% à admirer leur manager, on serait tombé en dessous de la barre des 50%. Les hommes sont en effet moins tendres avec la hiérarchie et surtout les CSP AB qui tirent le pourcentage des réfractaires à l’autorité vers le bas, seulement 41%. On présume que leur niveau de formation confère autant de légitimité pour diriger que leur supérieur hiérarchique.

A Marrakech aussi, le patron direct ne remporte pas les suffrages. Moins de 50% de l’échantillon en fait un modèle. Cette ville a la particularité d’être touristique. Une part non négligeable des emplois est concentrée dans ce secteur où le niveau de qualification des employés est assez proche. Parfois, c’est l’ancienneté qui prime en matière d’encadrement. Par contre, aucune classe d’âge ne remet fondamentalement en cause les compétences du supérieur. Ils sont d’accord à 67% sur cette question. Même les AB sont moins critiques.

Le respect est aussi de rigueur. La majorité reconnaît que leur dignité est sauve. Les femmes sont même 73% à le souligner. Etant plus consensuelles sur le plan professionnel, leurs relations avec le patron, souvent un homme, sont plus apaisées. Même dans les villes où le sentiment d’être méprisé est plus fort (Tanger et Fès), on est au dessus de 70%.

L’accessibilité du chef n’est pas non plus remise en cause. Sa porte est ouverte pour plus de 70% des sondés. Si l’on écarte ceux qui ne se prononcent pas, les déçus ne comptent que pour 10 à 15% selon les critères de classification de l’enquête.

Commentaire : MON SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE EST …
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