Les millennials font leur autoportrait

Les millennials ont une opinion plutôt favorable d’eux-mêmes. Cependant, ils reconnaissent une certaine tendance à l’individualisme et un goût modéré pour l’effort. Voici leurs opinions sur des traits de caractère qu’on leur attribue, comparés à ceux des générations précédentes.

Individualisme

Il y a parfois un hiatus entre ce que l’on pense et ce que l’on est. Les millennials considèrent la solidarité comme une valeur devant être placée à une échelle très élevée. Pour autant, quand on leur pose la question de savoir si leurs congénères sont individualistes, ils sont majoritairement affirmatifs à 57%. Quel que soit le critère retenu, plus de la moitié de l’échantillon est d’accord ou plutôt d’accord. Les CSP AB sont proportionnellement plus nombreux à reconnaître cette caractéristique. Du point de vue géographique, les villes se tiennent dans un mouchoir.

Moins travailleurs

Sur ce jugement, la majorité (55%) est d’accord ou plutôt d’accord. Ce sont cependant les hommes qui tirent la moyenne vers le haut : 65% de cette catégorie reconnaissent ce défaut contre seulement 45% des femmes. La position de ces dernières sur le travail est à nouveau confirmée ; elles font tout pour gagner leur indépendance financière et la reconnaissance sociale. Par classe d’âge et par CSP, les réponses positives sont au-dessus de 50%, avec un niveau nettement plus élevé à Casablanca et Fès (autour de 66% dans chacune des villes). A Agadir et Tanger, les millennials ne se reconnaissent pas dans cette attitude. Moins de la moitié de l’échantillon avouent être moins travailleurs.

Manque de respect pour l’autorité

Rebelle, oui ! Plus de la moitié de l’échantillon (60%) le reconnaissent. Donnée significative : ce sont 66% des hommes qui jugent que les millennials sont peu respectueux de l’autorité. Ce qui ne veut pas dire qu’ils adoptent individuellement une telle position car, souvent, on porte un jugement sur les autres plus que sur soi-même. De toutes les manières, il y a une nette convergence des opinions par rapport à cette perception.

Moins cultivés

Ils l’avouent majoritairement: leur niveau de connaissance n’est pas fabuleux. Plus de 55% des sondés acceptent ce jugement porté par leurs homologues sur leur classe d’âge. Encore une fois, ce sont les hommes qui acceptent plus cette remarque que les femmes dont plus de la moitié ne sont pas d’accord ou plutôt pas d’accord. Quand on pousse l’analyse un peu plus loin, on remarque que les femmes font preuve de plus de constance dans leurs déclarations et plus promptes à respecter les valeurs qu’elles estiment être incontournables dans la société. Par CSP, 66% des AB partagent l’idée que les millennials sont moins cultivés. L’on présume qu’ils ne portent pas cette opinion sur eux-mêmes, mais prennent une certaine distance par rapport aux autres classes qui acceptent à 55% ce jugement.
Si on prend en considération le lieu de résidence, les Casablancais et les Rbatis sont largement plus nombreux – proportionnellement – à reconnaître l’indigence culturelle des millennials.

N’ont pas à faire autant d’efforts que leurs aînés

Une génération gâtée ? La réponse est affirmative : 65% de l’échantillon est d’avis que les jeunes peuvent en faire moins que les personnes les plus âgées. Il est indéniable que le niveau de responsabilité n’est pas le même. A moins de 35%, beaucoup ne sont pas encore mariés et s’ils le sont ont des enfants en bas âge ou pas du tout. Ils ont donc moins de contraintes financières ou domestiques. Bref, ils peuvent encore profiter de la vie. Cette insouciance, si on peut qualifier ainsi cette situation, apparaît plus clairement chez les 30-35 ans (66%) que du côté des 22-25 ans (52%) et 26-29 ans (58%). A l’évidence, plus on est jeune, plus on se démarque de cette attitude. En quelque sorte, ils doivent considérer que des efforts sont impératifs en début de carrière.

Plus d’autonomie

Le contraire aurait été surprenant : l’individualisme doit en effet aller de pair avec l’autonomie. Cette qualité, les millennials la revendiquent dans une très grande majorité. On se rapproche des 90%, quel que soit le critère choisi.

Une plus grande ouverture d’esprit

Là aussi, ils sont autour de 90% à s’y reconnaître. Ils vivent leur époque et le revendiquent. Mais c’est principalement à Rabat et Casablanca que cette opinion est la mieux partagée. Plus de 70% des sondés sont tout à fait d’accord avec cette opinion. En moyenne, les jeunes des autres villes sont sur la même longueur d’onde, mais sont moins catégoriques.

Plus ambitieux

L’ambition est parmi les revendications les mieux partagées. Genre, CSP, classe d’âge où lieu de résidence, les opinions favorables dépassent où approchent partout les 80%. Les millennials disent viser haut et le clament. Cependant, cette volonté d’aller de l’avant n’est pas corrélée à la prédisposition à faire plus d’efforts dans le travail.

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