Rentrée littéraire : la violence de l’exclusion, la force de l’amour

« La nuit en vérité », Véronique Olmi, Edition Albin Michel, 304 pages, 250 DH.

En quelques mots :

Liouba et Enzo vivent dans un grand appartement parisien : elle a la vingtaine, des origines russes, et emploie ses journées à astiquer le luxueux appartement de fond en comble, la cigarette au bec, dans l’attente d’un passage en coup-de-vent des propriétaires le plus souvent absents. Lui est son fils de 12 ans, petit gros en survêtement noir, qu’il porte comme une carapace, tête de Turc dans son collège de riches où Liouba a réussi à l’inscrire. Ils vivent seuls, en proie à leurs doutes, leurs démons, leur mal-être, croient se connaître, mais ne font que se côtoyer et partager cette vague à l’âme qui les empêche de savourer ce qui aurait pu être les plus belles années de leur vie.
Mais l’espoir n’est jamais loin, et c’est avec vaillance et fierté que ces êtres attachants affrontent leur monde.
C’est un roman tout en retenue, aux phrases ciselées comme de la dentelle, que nous offre Véronique Olmi en cette rentrée littéraire. Les émotions y sont à fleur de peau, les échanges aussi pudiques que poignants entrela mère qui se refuse à détailler le poids du passé et le fils quise réfugie dans ses desseins et son imaginaire. Quand chez certains la nuit rime avec calme et repos, chez Liouba et Enzo, elle laisse place aux révélations et à la libération de deux esprits entravés par les non-dits, mais forts de l’amour profond qu’ils portent l’un à l’autre.

L’auteur :

Comédienne et dramaturge, Véronique Olmi a publié son premier roman  Bord de mer (prix Alain Fournier) en 2001 chez Actes Sud.

Auteur de nombreux succès, elle a reçu le prix Maison de la presse pour Cet été-là (Grasset, 2011). Son œuvre est traduite en quinze langues et ses pièces de théâtre sont jouées partout dans le monde.

«La nuit en vérité», Véronique Olmi, Edition Albin Michel, 304 pages, 250 DH.