Danser Casa encore, partout !

Le spectacle «Danser Casa» est de retour au Studio des Arts Vivants, pour deux représentations, après une dizaine de dates en France et en Allemagne. Une tournée dans les pays arabes est annoncée pour avril.

Ils ne passent pas inaperçus ! Tout le monde en parle : le Figaro, Libération, Reuters et tous les supports convoités par les artistes du monde s’émeuvent des prouesses des huit jeunes danseurs casablancais. Ceux-là mêmes, qui avaient été sélectionnés par les chorégraphes Mourad Merzouki et Kader Attou pour le projet «Danser Casa», se sont frayés un chemin vers le cœur des spectateurs, partout où ils sont passés, en marquant les esprits par un jeu à la fois énergique et tendre. Visiblement affiné, au fur et à mesure des dates, «Danser Casa» se dévoile sous un nouveau jour, les 8 et 9 janvier, au Studio des Arts Vivants.

Une tournée qui s’étend

«La tournée a bien commencé cet été avec succès», nous raconte Anne-Sophie Dupoux, productrice et initiatrice du spectacle, qui les a accompagnés au Festival Montpellier danse, à Turin, au festival de danse de Düsseldorf en Allemagne, ainsi que d’autres dates en France. Mais le plus gros est à venir : «La tournée est surtout très importante entre janvier et juin, avec notamment une captation pour France Télévisions, qui a lieu fin janvier pendant le festival Suresnes Cités Danse dont on est la tête d’affiche», ajoute la productrice. Une cinquantaine de dates sont prévues en tout.
Rappelons que la France est l’un des premiers pays à hisser le hip-hop au rang des danses artistiques, alors qu’il reste cantonné ailleurs dans les danses urbaines. C’est dire la chance pour nos danseurs d’évoluer et de s’aguerrir sur les arènes de l’Hexagone. Une chance d’autant plus précieuse que les danseurs sont encadrés et suivis par deux des meilleurs chorégraphes de France actuellement : Mourad Merzouki et Kader Attou, qui mènent en parallèle plusieurs projets à succès autour du hip-hop et de la danse contemporaine.

D’autres projets à venir

Mais la tournée ne s’arrête pas à la France ou à l’Europe. «Ils vont aussi aller jouer en Egypte, au Caire et à Alexandrie, à Abou Dhabi et à Istanbul en avril», certainement ailleurs, au vu du succès et la visibilité du spectacle, selon la productrice qui voit en ce spectacle le précurseur d’autres projets du genre autour de la danse hip-hop, «des projets de fond, de formation, de transmission, qui rassemblent public et artistes autour de cet art urbain et de la jeunesse», précise Anne-Sophie.
Durant la tournée, les danseurs de Danser Casa sont sollicités pour animer des stages de danse avec des jeunes, ou pour des rencontres avec le public. Ils ont également la chance de fréquenter d’autres troupes et d’autres danseurs professionnels de par le monde. «J’ai reçu une proposition pour rejoindre un autre projet de spectacle à la fin de celui-là et je sens qu’il y a encore beaucoup d’opportunités qui s’ouvrent à moi grâce à ‘‘Danser Casa’’», raconte Stella Keys, seule fille de la troupe des huit. D’autres danseurs se font remarquer. Les noms de Hatim Laamarti, Ayman Fikri ou Ahmed Samoud se font petit à petit une réputation qui n’est pas pour déplaire… A suivre de près.