179 livres pour la rentrée littéraire

Une rentrée littéraire abondante vient d’être annoncée par l’Union des éditeurs marocains, samedi 12 novembre à Marrakech, en marge de la COP22.

C’est un bus à la tête bien faite qui a quitté Casablanca samedi 12 novembre, pour rejoindre la zone verte du village de la COP22. A bord, pas moins de soixante intellectuels, dont vingt éditeurs, des auteurs et des libraires, ont pris la route afin de fêter ensemble cette rentrée littéraire un peu tardive. «Le livre rentre de plain-pied à la COP22», s’exprime joyeusement Abdelkader Retnani, président de l’union. En effet, il aura été difficile de rassembler autant de professionnels du livre pour l’événement, si ce n’était pour la rentrée littéraire.

De son côté, Driss Yazami, en charge du pôle de la société civile, a affirmé que  la culture était l’une des thématiques clés de la zone verte. «On ne peut pas mobiliser pour le sauvetage de la planète sans la culture», dit-il. Et d’ajouter : «Nous avions imaginé un espace librairie sur plusieurs centaines de mètres carrés, mais cela ne s’est pas fait pour des raisons d’argent, de temps et d’organisation». Un manque qui s’est fait ressentir dans l’espace partagé entre les acteurs de la société civile et les différentes expositions d’art plastique.

Quoi qu’il en soit, l’événement a été l’occasion de rappeler l’état des lieux des métiers du livre et de noter, pour le bonheur des professionnels, une amélioration notable. «Pas moins de 179 nouveautés sont annoncées pour cette rentrée. C’est dire que nous avançons. Peut-être pas au rythme que nous espérons. Mais nous avançons quand même», annonce M.Retnani qui ajoute que «durant le mandat de Mohamed Sbihi, nous avons été écoutés et accompagnés. Nous espérons qu’il en sera de même avec le prochain ministre».

Le Secrétaire général du ministère de la culture, Mohammed Lotfi M’rini, ne pouvait avoir de meilleure occasion pour affirmer que «le budget dédié au livre cette année a été augmenté de 50%. Il est passé de 10 à 15 millions de dirhams. Ce qui traduit l’importance du livre dans la stratégie ministérielle». Un motif de fierté et d’optimisme pour le ministère qui s’enorgueillit d’une stratégie touchant tous les métiers de la chaîne du livre, de l’auteur au libraire, et ce, malgré quelques contestations.

Parmi les éditeurs présents, certains se sont saisi de l’occasion pour présenter quelques nouveautés. Nous retenons l’effervescence notée chez la nouvelle maison d’édition La virgule, de Tanger, fondé par Ahmed Abbou, ainsi que la fraîcheur dégagée des premiers romans chez Lefennec. Chez la Croisée des chemins, c’est le politologue Omar Saghi qui s’illustre avec son ouvrage «Comprendre la monarchie marocaine». Commentaire à lire bientôt dans La Vie éco.