Faceboocherie

Il semblerait que certains hommes politiques n’ont pas été sensibilisés à la logique de la politique et aux pièges évidents dans lesquels il ne faut pas tomber. Cela se ressent dans leurs décisions toujours hésitantes, dans leur manie de gérer la chose publique, dans leurs réactions face aux critiques des citoyens et des médias…
Cependant, un grand paradoxe est dévoilé par les célèbres «murs» facebookiens sur lesquels n’importe qui peut s’épancher, écrire à volonté, n’importe quoi et n’importe comment. C’est fou ce qu’il y a comme analyses et autres éditoriaux que même les plus chevronnés des journalistes ne peuvent faire… Certains politiciens, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, membres du gouvernement ou parlementaires, chefs de partis, présidents d’ONG ou autres, enregistrent des performances incroyables sur leurs «pages» de réseaux sociaux. Ils ont des solutions à tous les problèmes et à toutes les crises.
Les points faibles d’un tel secteur sont vite répertoriés et les solutions fin prêtes… Ils savent des millions de mots et la façon de s’en servir…
Or, lorsqu’il s’agit de leurs responsabilités respectives, dans le monde réel, quand il faut prendre des décisions, c’est l’improvisation, la tergiversation, la navigation à vue, le tâtonnement…, ils n’arrivent même pas à se mettre d’accord avec leurs propres collaborateurs ou alliés…, démissions par-ci, scissions par-là, clanisme, plaintes, victimisation et ainsi de suite.
Pire que de ne pas être à la hauteur de ses responsabilités, c’est de penser vraiment qu’on l’est.