Drôle de service public

Mohamed est soulagé. Après des années de colère quotidienne et de réparation automobile récurrente, les autorités de la ville ont fini par «re-goudronner» la ruelle où il habite qui était dans un état désastreux.

Mohamed est soulagé. Après des années de colère quotidienne et de réparation automobile récurrente, les autorités de la ville ont fini par «re-goudronner» la ruelle où il habite qui était dans un état désastreux.

Plus de secousses, ni d’usure des amortisseurs et des pneus, encore moins de tremblement de l’habitacle. Du moins dans cette partie du quartier. Car les ruelles d’à côté, tout aussi trouées, ont été laissées dans l’état. Situation qui a intrigué ce Casablancais et ses voisins. Débloque-t-on les budgets d’entretien de la voirie rue par rue ? Cela peut se comprendre quand il s’agit de retaper de grands boulevards, mais dans le cas de petites allées, le normal serait de procéder par bloc de rues.

S’agit-il d’un manque de ressources ? Non, la ville dégage même des excédents chaque année. Un personnel insuffisant peut-être ? On peut en douter vu le nombre d’ouvriers que les autorités mobilisent quand il y a un grand chantier.

Après deux jours, les habitants ont eu l’explication et elle est toute simple : un haut responsable de l’Etat devait emprunter ce chemin pour visiter un établissement public non loin du quartier. S’il vous plaît messieurs les officiels, multipliez vos visites et un peu partout !