Chroniques

Nous vivons dans un Etat de droit, où les lois et règlements doivent être respectés, si l’on veut voir notre pays continuer à progresser. La Police n’intervient jamais par hasard ou pour rompre l’ennui. Les ordres viennent des chefs hiérarchiques (préfet de police, commissaires, inspecteurs…), lesquels reçoivent des instructions précises des procureurs du Roi.

Certains économistes, et non des moindres, estiment que la spirale infernale de l’endettement public serait due, en grande partie, à l’interdiction au Trésor de se financer directement auprès de Bank-Al-Maghrib et à l’obligation qui lui est faite de passer par les marchés financiers pour lever des fonds.

Et comme souvent, le dindon de la farce sera l’infortuné citoyen/voyageur/contribuable, qui se verra balader de tribunal en cour d’appel et d’expertise en contre-expertise avant de pouvoir recevoir son indemnisation. Certains décèderont même avant…

L’art de se raconter

Albert Thibaudet a formulé cette distinction bien inspirée, loin des théories brumeuses de pseudo-universitaires et de quelques faiseurs de romans actuels: «Le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible, le romancier factice les crée avec la ligne unique de sa vie réelle… Le génie du roman fait vivre le possible, il ne fait pas revivre le réel».

La bataille du temps

Vendue et emballée en une journée en fin de semaine, l’heure en question, ô combien ! a pris de court l’ensemble du pays et détraqué l’horloge commune des uns et l’heure digitale des autres. Même Google ne savait plus à quelle heure se fier et les androïdes non plus.. L’horloge du salon, heureusement, donnait l’heure exacte, c’est-à-dire GMT+1, alors que les horloges électroniques avaient tout faux…

L’une des promesses de la globalisation financière est la rationalisation de l’usage des capitaux à l’échelle mondiale.

Lors des plaidoiries, un avocat s’est lancé dans la description assez détaillée des faits reprochés au prévenu, s’attardant sur des éléments précis, puis s’interrompant dans sa plaidoirie, juste le temps de reprendre son souffle, et lançant abruptement,: «Si j’étais parent de la victime, dans ce cas précis, je ne me serais pas contenté du dépôt d’une plainte, mais j’aurais abattu le criminel sur place!». Stupeur et consternation dans la salle, brouhaha…

Eloge du fait divers

aujourd’hui, à lire certaines informations, on a l’impression que tout le monde fait dans le fait divers de diverses manières. On assiste parfois à une confusion des genres où plusieurs rubriques sont mélangées, le tout dans un anonymat désolant.

Il est curieux de noter qu’au Maroc ce genre de contestation demeure assez rare : la culture locale fait que l’on considère l’Administration comme un ogre tout puissant contre lequel le citoyen de base est impuissant, ce qui est une erreur.

Le salarié se considère comme une victime de l’abus patronal, et estime avoir été renvoyé abusivement. Que nenni, rétorquera la défense de l’employeur, tout en décrivant les dérives (selon elle) de l’employé. Qui va trancher, dans ce débat, parfois vital pour les deux parties ? Ce seront les magistrats des prudhommes, en charge des affaires sociales, au sein de tous les tribunaux.