Posts From Nabil Adel

Le drame de l’économie est qu’elle doit certainement être la branche du savoir humain qui compte le plus d’erreurs d’analyse, comme l’avait justement observé le journaliste et économiste américain Henry Hazlitt (1894-1933).

L’exécution de la Loi de finances est le moment où les analystes jugent concrètement l’efficacité de la politique économique d’un gouvernement et la justesse de ses choix en la matière.

L’économie de développement, branche des sciences économiques intéressée par la compréhension du retard économique de certains pays, ne s’est souciée de la dimension institutionnelle du développement qu’à partir des années 70.

Le Maroc a presque essayé toutes les formules possibles pour réformer son système d’enseignement et n’a obtenu que des résultats pour le moins décevants. Non seulement on n’a pas avancé d’un iota, mais la réalité que nous observons chaque jour qui passe est qu’on régresse.

L’un des enseignements les plus élémentaires dans un cours de stratégie est le processus de planification. Celui-ci commence par une bonne compréhension de l’environnement externe et interne de l’entité, la fixation d’objectifs à moyen et à court termes, l’affectation des ressources aux activités et la planification des actions à mener.

La critique ouverte et ferme faite par le Souverain de notre modèle de développement a sonné le glas d’un concept qui a connu son heure de gloire, à savoir celui d’État stratège. Et pourtant les choix du Maroc en matière de politique de développement avaient connu un franc succès dans d’autres pays. Qu’est-ce qui n’a pas marché alors  ?

Le débat qui revient systématiquement dès qu’il s’agit de payer des impôts dans ce pays est la contrepartie en service public. Expliquons l’idée autrement, le budget d’une personne lui sert à faire face à ses dépenses, à épargner et, dans la mesure où il veut faire partie d’une communauté, à payer des impôts.

Les marchés financiers sont loin de correspondre à la représentation simple, voire simpliste, que certains en font, à savoir des lieux où des banquiers manipulateurs et des spéculateurs sans vergogne veulent contrôler les ressources de la planète, en asservissant les populations et les États par des dettes irremboursables.

Certains économistes, et non des moindres, estiment que la spirale infernale de l’endettement public serait due, en grande partie, à l’interdiction au Trésor de se financer directement auprès de Bank-Al-Maghrib et à l’obligation qui lui est faite de passer par les marchés financiers pour lever des fonds.

L’une des promesses de la globalisation financière est la rationalisation de l’usage des capitaux à l’échelle mondiale.