Fiscalité : les 3 constats de Omar Faraj

Ce vendredi 3 mai à Skhirat, lors des troisièmes assises de la fiscalité, Omar Faraj, directeur général des impôts a, en trois constats, exprimé ce qu’il pense du système fiscal marocain.

Omar Faraj, directeur général de l’administration fiscale, s’est exprimé sur le système fiscal, ce vendredi 3 mai, lors des troisièmes assises de la fiscalité. Il a relevé trois constats.

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Selon le patron de la DGI, il est « urgent de rompre avec les imprécisions et les ambiguïtés », qui caractérisent certaines règles du droit fiscal. « Nous nous en sommes rendus compte, lors du processus de la transformation numérique », a-t-il relevé. Car, ajoute-t-il, « il est difficile, voire impossible, de modéliser une norme qui, à la base, n’est pas rationnelle. Les algorithmes supposent des variables univoques, comprises, de la même manière, par tous ». D’où la nécessité de mettre en place des règles « simples et claires, condition sine qua non pour instaurer la confiance entre le contribuable et l’administration, sur des bases factuelles », a-t-il insisté.

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Le second constat est, quant à lui, propre à l’administration fiscale. « C’est la méfiance, qu’on reproche à l’administration, vis-à-vis des contribuables », a-t-il souligné. « Nous sommes parfaitement conscients de la nécessité d’amorcer, en interne, un changement doctrinal, pour remettre le citoyen au centre des préoccupations, de changer notre posture intellectuelle à son égard », a développé le DG des impôts.

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Selon Omar Faraj, « l’adhésion à l’impôt suppose une double rationalité ». Laquelle ? « Une rationalité de l’impôt lui-même ainsi que celle du comportement des agents de l’administration », a fait savoir Omar Faraj. Et de développer : « Quand l’impôt survient au mauvais moment. Quand il est calculé sur des bases qui ne sont pas, économiquement, logiques. Quand le contribuable a la conviction que l’usage fait de l’argent de l’impôt n’est pas le bon et qu’il a tendance à en contester la légitimité. Quand les agents n’intègrent pas les principes économiques de base, et font fi des conditions réelles de l’exercice d’un métier ». Et de conclure, « tout cela fait que le consentement, vis-à-vis de l’impôt, diminue. D’où la nécessité d’un système fiscal rationnel et d’une administration fiscale objective ».

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