«Zéro Mika», et pourtant…

Depuis le 1er juillet, la production, la commercialisation et l’utilisation des sacs en plastique sont interdites par la loi. Malgré le risque de sanction, un mois après l’interdiction la «Mika» est toujours visible dans nos marchés.

 Au fameux quartier Derb Omar, à Casablanca, les grossistes continuent de vendre les sacs en plastique, faisant fi de la législation. «La demande sur ce produit est toujours importante», affirme un grossiste qui ajoute que les prix ont fortement augmenté, passant de 20 DH à 50 DH/kg, soit une hausse de 150%. Si certains commerçants vendent les sachets de manière clandestine et uniquement à leurs clients habitués, d’autres les exposent carrément sur les étalages. Sur ce volet, il est à noter que la mission de contrôle du respect de la nouvelle loi a été confiée aux «caïds» des arrondissements. «En cas de constatation d’une infraction, l’affaire est souvent arrangée à l’amiable», assure un commerçant.