Terres Sodea-Sogeta : pas d’investissement ? Rendez-les

Procédure de résiliation entamée pour 12 attributaires.

On ne badine pas avec  le règlement relatif aux terres agricoles relevant du domaine privé de l’Etat, notamment celles appartenant aux ex-sociétés de développement Sodea et Sogeta. Lundi 2 avril, la commission interministérielle en charge du partenariat public-privé a décidé d’entamer les procédures nécessaires en vue de la résiliation de conventions de partenariat signées par l’Etat et des investisseurs privés pour 12 des 163 projets agréés lors de la première tranche.

Ces investisseurs, selon l’évaluation faite par la commission, connaissent un sérieux retard dans la réalisation de leurs projets, alors qu’ils s’étaient engagés sur des délais. De même, 30 parmi les investisseurs dont les projets connaissent des retards de réalisation se sont vu recevoir une lettre d’avertissement en vue d’accélérer les travaux convenus pour un achèvement prévu dans trois mois. Au delà, la procédure de résiliation sera entamée.

Même rigueur concernant la troisième tranche dont l’opération d’attribution a été bouclée en juillet dernier : la commission a averti les investisseurs concernés qu’au delà de juin 2012, ceux qui n’auraient pas complété leurs dossiers seront considérés tout simplement comme s’étant désistés et les terres données en concession seront reversées au patrimoine foncier qui sera mobilisé au titre de la 4e tranche.

Il faut rappeler que l’attribution des terres Sodea-Sogeta répond à des cahiers de charges très stricts mêlant investissements lourds, création d’emplois et nécessité de développer une agriculture moderne, à valeur ajoutée. D’ailleurs, 22 milliards de DH d’investissement sont prévus au titre des 3 tranches. Certes, pour les investisseurs, le bénéfice est au rendez-vous, à condition de bien gérer et de travailler. On est loin de la rente.