Prêt-à-porter turc : L’AMITH ne baisse pas les bras
3 août 2018
Mehdi Mouttalib (26 articles)
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Prêt-à-porter turc : L’AMITH ne baisse pas les bras

Depuis le rétablissement des barrières douanières à hauteur de 22,5% sur les importations de prêt-à-porter en provenance de Turquie, l’Association marocaine des industries de textile et d’habillement (AMITH) s’est réuni

Depuis le rétablissement des barrières douanières à hauteur de 22,5% sur les importations de prêt-à-porter en provenance de Turquie, l’Association marocaine des industries de textile et d’habillement (AMITH) s’est réuni avec des représentants du ministère de l’Economie et des Finance et du ministère de l’Industrie et du commerce pour faire valoir ses positions sur l’état « critique » de la filière textile au Maroc.

Karim Tazi, président de l’AMITH, a expliqué, dans une déclaration faite à La Vie Eco, que « les importations turques n’ont rien perdu de leur compétitivité malgré la barrière douanière, puisque la dépréciation de la livre turque a annihilé l’effet de la mesure. Par conséquent, la situation est restée inchangée et les menaces persistent toujours, à fortiori lorsque la cadence des importations n’a pas faibli ».

Aussi, pour protéger le secteur national du textile, Karim Tazi indique que « cette problématique ne nécessite pas de mesures de défense commerciale puisque le moyen de se protéger de ces importations existe dans l’article N°17 de l’accord de libre-échange signé entre le Maroc et la Turquie ». Et de poursuivre : « il est possible de réduire la cadence des importations par accord mutuel lorsque les deux parties constatent que la situation est gravement dommageable pour l’une d’elles, ce qui est le cas aujourd’hui ». Quant à la formule à adopter pour éviter que les dégâts ne s’accentuent pour les opérateurs que compte la filière, Tazi estime que ce n’est pas une mesure provisoire ou une vision à court terme qui ferait la différence, mais un positionnement stratégique à long terme. « Nous sommes partis frapper aux portes des ministères concernés, et notre demande a été perçue comme valable et justifiée compte tenu de la situation », conclut Tazi.

Mots-clés textile
Mehdi Mouttalib

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