Pressions de la part d »Imperial Tobacco ? Les débitants de tabacs contre-attaquent

Ils se constituent en association et veulent porter plainte.

Excédés, c’est ainsi que l’on pourrait décrire les débitants de tabacs qui s’apprêtent ce samedi à tenir une assemblée générale pour constituer leur association nationale. Raison de leur colère ? Des exactions commises à leur encontre de la part d’un de leurs fournisseurs qu’ils accusent d’entrave à la liberté de commerce.

Selon l’Union générale des entreprises et professions (UGEP) qui s’est saisi du dossier, depuis l’arrivée de la concurrence dans le secteur des tabacs à travers Batem et NATC (Camel, Winston, Dunhill), Imperial Tobacco, opérateur historique, a commencé à user de pressions sur les débitants de tabacs pour ne pas vendre les produits de ses concurrents ou ne pas les mettre en avant.

Ces pratiques, selon l’UGEP, iraient de la contrainte à venir eux-mêmes chercher leur tabac chez l’entreprise à la menace pure et simple d’arrêter la livraison des produits d’Imperial Tobacco, stratégiques pour les buralistes (Marquise, Marlboro, Gauloises, Fortuna), en passant par la suppression des facilités de paiement.

Alertée par plusieurs commerçants, l’UGEP affirme avoir mené une enquête auprès de 2 000 bureaux de tabacs qui confirment que ce ne sont pas des actions isolées de quelques vendeurs de l’opérateur historique, mais bel et bien une action coordonnée de la part du fabricant local. Tout comme les nouveaux entrants sur le marché de l’importation et la distribution en gros qui n’arrivent pas à obtenir d’agrément (voir article), les buralistes, à travers l’UGEP, ont saisi le Conseil de la concurrence de même que le ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies. La toute nouvelle association et l’UGEP affirment vouloir porter plainte contre Imperial Tobacco prochainement.