Libye : le pétrole pris en otage par des hommes armés

Unique source de revenu du pays, l’or noir est aujourd’hui au centre de toutes les tensions en Libye.

Les exportations de pétrole en Libye ont chuté de plus de 70%, en raison de sit-in et de mouvements de protestation ayant provoqué la fermeture des principaux terminaux pétroliers du pays, a annoncé mercredi le gouvernement.

« Des groupes ont fermé les ports de Ras Lanouf, Zueitina, al-Sedra et al-Hariga (est), provoquant la chute des exportations, à 30% voire moins », a déclaré le Premier ministre Ali Zeidan au cours d’une conférence de presse à Tripoli.

Selon M. Zeidan, certains des protestataires, la plupart des policiers et des gardes-frontières, réclament des arriérés de salaires et d’autres le maintien du chef des Gardes des installations pétrolières, démissionnaire.

Le ministre du Pétrole, Abdelbari al-Aroussi, a précisé à la même conférence de presse que la « Libye exporte aujourd’hui 330.000 barils par jour seulement contre une moyenne de 1,42 million de b/j » ces derniers mois .

Selon lui, le port de Zawiya (ouest) et l’unique terminal sont toujours fonctionnels.

 Des « hommes armés » ont forcé l’arrestation mardi des exportations aux ports de Sedra et Ras Lanouf (600.000 b/j). Ils auraient également bloqué le port de Zueitina (100.000 b/j). Les gardes des installations pétrolières ont quant  à eux bloqué la porte d’Alhariga, plus à l’est, où s’exportent 250.000 b/j », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a mis en garde contre des « incidences graves » à la chute des exportations, précisant que le pétrole était « l’unique source de revenu du pays ».