Le CSCA adopte une nouvelle décision garantissant l’expression pluraliste des opinions

Le conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle (CSCA) a adopté en date du 7 juin courant, une nouvelle décision relative à la garantie de l’expression pluraliste des courants d’opinion et de pensée dans les services de communication audiovisuelle, en dehors des périodes électorales générales et référendaires.

Dans un communiqué publié le mardi 19 juin, le CSCA indique que cette décision a pour objectif d’accompagner les évolutions sociales et les changements du paysage audiovisuel national et de valoriser la pratique médiatique dans le domaine de la gestion du pluralisme des courants de pensée et d’opinion.

De nombreux acteurs politiques, institutionnels et opérateurs ont été impliqués dans l’élaboration de cette présente décision qui ambitionne de réaliser un saut qualitatif dans l’organisation de l’expression pluraliste des courants d’opinion, en s’appuyant sur une démarche qui conjugue «le principe de l’équité», qui garantit l’accès équitable aux partis politiques, aux organisations syndicales et professionnelles et aux services de communication audiovisuelle, ainsi que «le principe de l’équilibre», qui assure le respect de la diversité des sources et la garantie de l’expression des différents points de vue lors de l’examen de questions d’intérêt général.

Cette décision, ajoute le communiqué, met l’accent sur la mise en œuvre de la parité entre les femmes et les hommes dans les programmes d’information et sur la participation des femmes lors du traitement de tous les sujets relatifs aux questions d’intérêt général.

Le principal apport de la présente Décision, qui remplace la Décision n° 46-06 de 2006, réside dans le passage du pluralisme politique « stricto sensu » au pluralisme des courants de pensée et d’opinion, lequel se fonde sur la pluralité des acteurs et sur leur droit de s’exprimer sur l’ensemble des pensées et opinions portant sur les questions d’actualité et d’intérêt général, de manière à garantir le droit à l’information du citoyen et à développer son sens critique et ce, dans le respect de la liberté éditoriale et de l’indépendance des opérateurs de la communication audiovisuelle, note le communiqué.