InwiDays: la technologie au service de l’engagement citoyen
8 février 2019
Iliasse El Mesnaoui (129 articles)
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InwiDays: la technologie au service de l’engagement citoyen

La Civictech, thématique de cette journée, désigne l’ensemble des outils technologiques qui permettent aux citoyens d’être connectés, informés et capables d’agir collectivement au quotidien dans tous les secteurs.

La 7e édition des InwiDAYS, événement instigué par l’opérateur télécom Inwi pour échanger autour des nouvelles technologies, s’est tenue le jeudi 7 juin. Thématique choisie pour cette édition : la Civictech.

Ce néologisme désigne l’ensemble des outils technologiques qui permettent aux citoyens d’être connectés, informés et capables d’agir collectivement avec l’objectif d’agrandir l’impact technologique sur le quotidien de la communauté. Il peut donc s’agir d’actions allant du simple partage d’une publication au développement des applications les plus complexes.

L’un des aspects de la Civictech est la facilitation de l’interaction entre l’Administration et le citoyen. Tarik Fadli, fondateur de Wraqi.ma, en donne un exemple concret. Habité par «le rêve d’un Maroc sociétalement responsable et technologiquement avancé», il a développé une application qui permet de mettre un coursier virtuel au service du citoyen et d’ubériser la relation entre lui et l’Administration,  «à commencer par les services les plus utilisés», explique-t-il.

Légalisation de signature, certification de copie conforme, attestation de résidence, déclaration de perte, etc. C’est une plateforme qui permettra le dépôt de signature à tous. Il suffirait d’ouvrir un compte sur l’application, puis de signer un document, le scanner et l’envoyer à l’administration concernée. Un programme de «machine learning» analyse la signature, puis donne un scoring à l’agent administratif, lequel signera électroniquement le document et le renverra au citoyen. Ce dernier pourra ainsi l’imprimer chez lui et l’utiliser pour un gain de temps et d’effort conséquents.

Un exemple parmi d’autres évoqués lors de cette journée de témoignages livrés par des entrepreneurs venus raconter leur vécu, et donner des perspectives d’avenir pour les étudiants présents en masse.

A cette occasion, Kenza Bouziri, directrice RSE d’Inwi, s’est félicitée de la dynamique créée par InwiDAYS autour de l’entreprenariat digital, car l’événement vient aussi encourager et récompenser les projets innovants. «Ces journées entrent dans la stratégie entrepreneuriale d’Inwi. Nous sommes là pour fédérer un écosystème de partenaires qui vont accompagner les start-ups sur différentes étapes, de la conceptualisation de l’idée jusqu’à l’aboutissement du projet».

Pour ce faire, l’événement a changé de stratégie. Il a abandonné les hackathons (adoptés lors des 4 premières éditions) au profit des appels à projets.

«La limite des hackathons, c’est que très peu d’idées en sortent», justifie Mme Bouziri le choix d’opter pour une nouvelle formule qui encourage des «start-ups plus matures». «C’est important pour nous, car nous voulons voir l’aboutissement des projets sélectionnés», poursuit-elle.

La compétition actuelle a ouvert ses portes aux start-ups du continent pour la première fois. Plus de 150 candidatures, venant de plus de 16 pays africains, ont été reçues. Après une sélection entamée en novembre 2018, 8 start-ups se sont qualifiées à la phase finale. Ces dernières sont issues du Cameroun, du Niger, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Maroc.

Iliasse El Mesnaoui

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