Dégradation du coût du risque en perspective pour les banques cotées

Les banques cotées devraient encore annoncer de mauvaises nouvelles en matière de coût du risque.

Les banques cotées devraient encore annoncer de mauvaises nouvelles en matière de coût du risque. En effet, selon les statistiques internes du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), tous les établissements ont vu leurs créances en souffrance croître sur les 5 premiers mois de l’année. La plus forte hausse concerne la Banque Populaire qui a vu ses créances risquées augmenter de 17% depuis le début de l’année, à 10,6 milliards de DH. Naturellement, ce chiffre doit être rapporté au portefeuille total de crédits de la banque pour se faire une idée complète de la situation. Ainsi, le taux de créances en souffrance de l’établissement se situe à 5,7%, en appréciation notable de 0,75 point.

BMCE Bank voit son taux croître dans les mêmes proportions pour atteindre 5,2%. Ce ne sont néanmoins pas les banques en plus mauvaise posture. BMCI a vu son taux de créances en souffrance s’apprécier de plus d’un point, à 8,9%. Crédit du Maroc et CIH Bank affichent, elles, respectivement 9,6% et 7,2%. Au final, Attijariwafa bank fait office de meilleur élève avec un taux de créances en souffrance en progression minime à fin mai, à 4,5%. Hormis les banques cotées, Société générale et Al Barid Bank font office d’outsiders du secteur avec des taux de créances en souffrance de 11,6% et 2,5%.