Déficit budgétaire de plus de 19 milliards de dirhams à fin mai 2018

La situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 19,3 milliards de dirhams à fin mai 2018, contre 8,3 milliards de dirhams un an auparavant, indique lundi 25 juin 2018, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), relevant du ministère de l’Économie et des finances.

Dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques de mai 2018, la TGR fait savoir que les recettes ordinaires se sont établies à 115,9 milliards de dirhams au titre des cinq premiers mois de 2018, en hausse de 24,8% compte tenu d’un versement exceptionnel de 24 milliards de dirhams effectué à partir du compte d’affectation spéciale intitulé « Compte spécial des dons des pays du Conseil de Coopération du Golfe » au profit du budget général. Hormis ce versement, les recettes ordinaires ont enregistré une baisse de 1%, souligne la même source.

Concernant les dépenses émises au titre du budget général, elles ont été de 133,6 milliards de dirhams, en augmentation de 0,2%, relève la TGR.

L’accroissement des recettes ordinaires s’explique par l’envolée des recettes non fiscales de 346,6%, ainsi que par la progression des droits de douane de 17,5% et des impôts indirects de 5,5%, conjuguée à la baisse des impôts directs de 5,2% et des droits d’enregistrement et de timbre de 2,1%.

Pour ce qui est des dépenses, leur augmentation est due à la hausse de 6,4% des dépenses de fonctionnement, de 3,5% des dépenses d’investissement, conjuguée à un recul de 18% des charges de la dette budgétisée, précise la TGR, notant que la diminution des charges de la dette budgétisée s’explique par la baisse de 27,8% des remboursements du principal (13,5 milliards de dirhams contre 18,8 milliards de dirhams) et de 2,6% des intérêts de la dette (11,7 milliards de dirhams contre 12 milliards de dirhams).

Le bulletin fait également ressortir que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 246,8 milliards de dirhams au titre des cinq premiers mois de l’année en cours, représentant un taux global d’engagement de 50% contre 44% à fin mai 2017. Le taux d’émission sur engagements a été de 76% contre 75% un an auparavant.

Quant aux recettes des comptes spéciaux du Trésor (CST), elles ont atteint 37,9 milliards de dirhams, tenant compte des transferts reçus des charges communes du budget général d’investissement pour 11,1 milliards de dirhams et de la rentrée de 147 millions de dirhams au titre des dons des pays du Golfe, indique la TGR.

Les dépenses des CST se sont chiffrées à 54,3 milliards de dirhams, compte tenu du versement de 25,6 milliards de dirhams au profit du budget général, relève la même source, précisant que ces dépenses intègrent la part imputée aux CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 902 millions de dirhams.

Le solde de l’ensemble des CST a été négatif pour 16,4 milliards de dirhams, selon la TGR qui note que hormis le versement exceptionnel de 24 milliards de dirhams effectué à partir du compte d’affectation spéciale intitulé « Compte spécial des dons des pays du Conseil de Coopération du Golfe » au profit du budget général, ce solde est positif de 7,6 milliards de dirhams.

S’agissant des services de l’Etat gérés de manière autonome, leurs recettes ont été de 1,6 milliard de dirhams, en hausse de 64,1%, alors que leurs dépenses émises ont atteint 339 millions de dirhams en diminution de 30,2% par rapport à fin mai 2017.