Déclinaison régionale du PAI : Fès-Meknès la prochaine sur la liste
5 février 2018
Naoufel Darif (869 articles)
Partager

Déclinaison régionale du PAI : Fès-Meknès la prochaine sur la liste

Le processus a démarré le 28 janvier à Souss-Massa.

La prochaine étape de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle sera Fès-Meknès. C’est ce que laissent entendre des sources au ministère du commerce et de l’industrie. Cette région, au même titre que celle de Souss-Massa (première étape de la régionalisation du PAI), bénéficie de peu de projets dans le cadre des dernières commissions d’investissement. Encore moins de programmes industriels ! Le même schéma déployé à Souss-Massa sera répliqué à Fès-Meknès : de nouveaux écosystèmes y seront développés notamment dans des secteurs émergents leviers d’accélération industrielle, tels que l’aéronautique, la sous-traitance automobile, l’offshoring, le cuir, les matériaux de construction… Et cela tout en développant les secteurs classiques de la région. Fonds de développement industriel, privé et secteur bancaire viendront à la rescousse de l’investissement. La déclinaison régionale du PAI a, pour rappel, commencé dimanche 28 janvier par la région de Souss-Massa. Cinq leviers seront mis en place pour régionaliser le PAI dans cette région. Il s’agit de la création d’une Zone franche industrielle de 300 ha intégrée dans une zone urbaine; l’implication de l’OFPPT pour accompagner les industriels dans la formation et la qualification de leurs salariés; la réalisation d’un Technopark et d’une cité de l’innovation (dédiés aux PME et aux start-up du secteur des TIC) ; la mobilisation de 500MDH du Fonds de développement industriel et agricole pour les projets industriels de la région; et l’investissement par le secteur privé d’une enveloppe de 500 MDH dans lesdits projets. Le secteur bancaire apportera, lui, 1 milliard de DH sous forme de prêts. Grâce à l’implication nouvelle de toutes ces parties prenantes, ces projets industriels pourront être réalisés par les opérateurs avec un apport limité à 20%. En effet, 20% seront portés par des investisseurs privés de la région et 20% supplémentaires proviendront de subventions du Fonds de développement industriel et du Fond de développement de l’agriculture (FDI-FDA). Les 40% restants seront financés, à des conditions avantageuses, par le secteur bancaire. A cette occasion, 8 conventions et un protocole ont été signés, permettant la concrétisation de 11 investissements industriels dans la région.

Naoufel Darif

Naoufel Darif