Bonne progression des recettes fiscales malgré la conjoncture

Alors que la croissance économique est des plus squelettiques (1,7% au premier trimestre et 1,4% au deuxième), les recettes fiscales, elles, ont progressé sur les sept premiers mois de l’année à un rythme relativement élevé : +5,8%, à 111 milliards de DH.

Ceci ne devrait cependant ni surprendre ni étonner. Outre le fait que la corrélation entre croissance et recettes fiscales est encore faible au Maroc, il y a dans cette évolution un double effet : d’une part, un effet de rattrapage puisque la plupart des hausses enregistrées font suite à des baisses au cours de la même période de 2015, et, d’autre part, une conjoncture favorable en 2015 pour certaines grandes entreprises puisque l’essentiel de l’IS acquitté cette année est assis sur les résultats de l’exercice précédent.

Ainsi, sur la foi des statistiques publiées par la TGR, les recettes douanières, prises dans l’ensemble, ont augmenté de 6,5%, à 34 milliards de DH. Dans le détail, les droits de douane ont crû de 19,7%, à 5,4 milliards de DH ; la TVA à l’importation a progressé de 5,9%, à 19,8 milliards de DH, et la TIC sur les produits énergétiques de 0,9%, à 8,7 milliards de DH.

La fiscalité domestique, elle, a enregistré une hausse de 4,8%, à 71,1 milliards de DH. Elle est composée de l’impôt sur les sociétés qui a progressé de 8,1%, à 25,6 milliards de DH ; de l’impôt sur le revenu en augmentation de 7,2%, à 23,5 milliards de DH ; de la TVA à l’intérieur en baisse de 8,6%, à 10,7 milliards de DH; des droits d’enregistrement et de timbre en hausse de 6,6%, à 10,1 milliards de DH ; et des autres impôts, principalement les majorations de retard en croissance de 13,7%, à 921 millions de DH. Malgré la baisse des recettes non fiscales de 11,3%, à 11,75 milliards de DH, le solde ordinaire enregistre malgré tout un résultat positif de 6,4 milliards. Il faut dire que les dépenses ordinaires ont baissé de 4%, à 117,8 milliards de DH.