Anciennes médinas et habitats menaçant ruine : le programme de réhabilitation est relancé

Le Souverain a présidé, lundi 14 mai, à Rabat, la présentation du programme de valorisation des anciennes médinas de Rabat et de Marrakech et du programme complémentaire pour la valorisation de l’ancienne médina de Fès.

Par la même occasion, il a ordonné l’élaboration de la 3e phase du programme d’habitats menaçant ruine, partie intégrante du programme de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca. Tous ces chantiers nécessitent un budget de 1,6 milliard de DH.

L’habitat menaçant ruine reste un problème de premier rang dans certaines grandes villes. La nouvelle intervention du Souverain devrait sans douter inciter les différents responsables, notamment le ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, à accélérer la cadence. En collaboration avec les départements concernés, ce département a prévu d’adopter une approche conventionnelle visant le traitement du reliquat des constructions menaçant ruine recensées en 2012, de veiller à l’application de la loi 94-12 relative aux constructions menaçant ruine et de rendre effectif le rôle de l’Agence nationale de la rénovation urbaine et de la réhabilitation des constructions menaçant ruine. Il faut dire que depuis le dernier recensement de 2012 où le nombre des unités de logements menaçant ruine a été arrêté à un peu plus de 43 000, aucun autre recensement n’a été réalisé.

De même, les travaux de réhabilitation prennent aussi du retard pour plusieurs raisons liées aussi bien à la lenteur des décisions des pouvoirs publics, qu’au refus des populations concernées à quitter leur logement. Pourtant, il suffit que la saison des pluies s’annonce pour que des maisons vétustes s’écroulent, mettant en péril des familles entières. D’où l’urgence et la nécessité de revoir toutes les modalités de fonctionnement de ce programme.