Sept pays de la coalition internationale de lutte contre Daech conviennent à Paris d’améliorer leur action face à l’organisation terroriste

Sept pays de la coalition internationale de lutte contre Daech en Syrie et en Irak ont convenu, mercredi à Paris, d’améliorer leur action face à l’organisation terroriste qui, malgré les reculs sur le terrain, continue de résister.

Les ministres de la Défense de la France, des Etats Unis, de l’Allemagne, de l’Australie, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de l’Italie ont annoncé, à cette occasion, la tenue d’une réunion dans trois semaines à Bruxelles, avec la participation des 26 pays de la coalition plus l’Irak, pour la mise en place d’une nouvelle stratégie militaire et la définition d’éventuelles contributions des autres partenaires impliqués dans la lutte contre l’EI.

« Nous sommes convenus que nous devons tous faire plus », a déclaré le secrétaire d’Etat américain à la Défense Ashton Carter, à l’issue d’une rencontre avec ses homologues à Paris, soulignant que les pays de la région doivent apporter une contribution cruciale au succès de cette coalition.

« Nous comptons sur des pays dans le Golfe et certains de ces pays ont fait part de leur volonté de faire plus », a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, s’est réjoui de voir l’organisation terroriste perdre 25 pc du territoire qu’elle contrôlait en Irak et 10 pc en Syrie, grâce à l’action des membres de la coalition.

Les efforts conjoints de la France et des Etats Unis ainsi que ceux de tous les membres de la coalition « portent leurs fruits », a indiqué, de son côté, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, ajoutant que la résilience de Daech « doit toutefois nous amener à améliorer encore notre action ».

Lors de la réunion de Paris, les représentants de la France et des Etats Unis ont relevé que la coopération de la Russie avec les membres de la coalition « était compliquée », déplorant les bombardements russes en Syrie, qui auraient fait un millier de morts parmi les civils depuis septembre.

« Les Russes sont sur une mauvaise voie stratégique », a estimé Ashton Carter, notant qu’il n’y a pas suffisamment de base commune pour une coopération avec Moscou, alors que le ministre français de la Défense s’est interrogé sur la raison pour laquelle les groupes ayant vocation à participer à la transition politique en Syrie étaient bombardés par la Russie.