L’Espagne secouée par deux attaques terroristes en moins de dix heures

L’Espagne a été secouée par deux attaques terroristes en moins de dix heures : la première à la fourgonnette commis jeudi en fin d’après midi en plein cœur de Barcelone, alors que la seconde, sur le même mode opératoire, a été commise aux premières heures de ce vendredi dans la localité balnéaire de Cambrils, près de Tarragone, à une centaine de kilomètres de la capitale catalane.

Le premier attentat a été commis lorsqu’une fourgonnette a foncé dans la foule au niveau de l’avenue touristique de la Rambla, faisant 13 morts et une centaine de blessés de différentes nationalités, selon le gouvernement régional catalan.

L’organisation terroriste État Islamique a revendiqué cet attentat, ont indiqué les médias espagnols, citant l’organe de propagande de Daesh « Amaq ».

Deux suspects ont été arrêtés jeudi et un autre tôt le vendredi en lien avec cet attentat terroriste, a indiqué la police catalane. La même source n’a pas encore fourni de précisions sur leurs liens avec l’attentat, faisant savoir, par ailleurs, que le conducteur de la fourgonnette utilisée dans l’attaque terroriste est toujours en fuite.

Dans le même sens, une explosion survenue jeudi dans une maison à Alcanar, dans la province de Tarragone (Catalogne) et dans laquelle une personne a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées, serait liée à l’attentat à la camionnette perpétré dans le centre de Barcelone, a affirmé le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero.

La seconde attaque, commise aux premières heures de ce vendredi dans la localité balnéaires de Cambrils, près de Tarragone, a été avortée à son début grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre qui a évité le pire.

Six civils et un policier ont été blessés quand une voiture a foncé dans la foule dans cette station balnéaire, avant d’être arrêtée par les tirs de la police, ont indiqué les autorités locales.

« Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d’Esquadra (la police régionale de Catalogne) et la fusillade a commencé », a précisé un porte-parole du gouvernement régional.

Quatre des occupants de la voiture ont été tués sur le coup et un cinquième a succombé à ses blessures plus tard, a confirmé la police catalane.

Les Mossos d’Esquadra ont aussi affirmé « travailler avec l’hypothèse » que les terroristes abattus à Cambrils sont liés à l’attentat similaire perpétré jeudi dans le centre de Barcelone.

L’ensemble de la classe politique espagnole a été unanime à condamner le terrorisme après l’attaque perpétrée jeudi à Barcelone, qui a suscité également une vague d’indignation à travers le pays et au niveau international.

Au plus haut sommet de l’État, le palais royal espagnol a condamné vivement l’attentat, qui a fait 13 morts et une centaine de blessés, notant que cette attaque ne réussira pas à terroriser les Espagnols.

« Toute l’Espagne est Barcelone. Les Ramblas (avenue théâtre de l’attentat, ndlr) appartiendront de nouveau à tous », a indiqué le palais royal en réaction à cette attaque revendiquée par Daesh.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a quant à lui déclaré que « les terroristes ne vaincront jamais un peuple uni qui aime la liberté face à la barbarie », affirmant que toute l’Espagne était avec les victimes et leurs familles.

L’Espagne a ainsi été frappée à nouveau par le terrorisme jihadiste, 13 ans après les attentats perpétrés le 11 mars 2004 à Madrid faisant 192 morts et qui sont considérés comme les plus meurtriers du genre jamais commis en Europe.

Le pays ibérique avait également été touché à plusieurs reprises par des attentats meurtriers commis par l’ETA durant les 30 dernières années. Le plus meurtrier est l’attaque de l’Hipercor perpétrée le 19 juin 1987 à Barcelone faisant 21 morts et 45 blessés.