Chute des prix du pétrole : Le Conference Board du Canada abaisse ses prévisions de croissance économique en 2016

Le Conference Board du Canada a abaissé ses prévisions de croissance économique pour le pays en 2016, en raison des impacts de la chute des prix du pétrole, soulignant que l’économie canadienne ne devrait progresser que de 1,7% en 2016.

« La récente faiblesse était en grande partie limitée au secteur de l’énergie, mais d’autres secteurs économiques, tels que les dépenses des ménages, les exportations et la fabrication, n’ont pas réussi à prendre la relève », a expliqué l’organisme fédéral.

Dans ce sens, il a fait savoir que le Canada « ne connaîtra pas un rebond de la croissance économique avant l’an prochain, lorsque la reprise du secteur non énergétique sera enfin bien enclenchée ».

Rappelant que l’économie canadienne continuera à stagner en 2016, le rapport a indiqué que l’investissement des entreprises diminuera pour une troisième année d’affilée, principalement en raison d’importantes réductions dans le secteur de l’énergie.

Cependant, a-t-il fait observer, ce repli des investissements des entreprises ne se limitera pas au secteur de l’énergie, puisque celui de la construction immobilière affichera une baisse cette année en raison de la faible demande et de la hausse des taux d’inoccupation.

Au total, l’investissement réel des entreprises devrait reculer de 2,4% en 2016, a-t-il ajouté.

Le Conference Board, qui a noté que les dépenses de consommation ont constitué l’un des principaux moteurs de la croissance économique au cours des dernières années, a précisé qu’en raison de la faiblesse de l’emploi et des minces gains de revenu disponible cette année, les Canadiens seront réticents à ouvrir leur porte-monnaie en 2016, compte tenu en plus de leurs niveaux records d’endettement.

Dans l’ensemble, les dépenses réelles de consommation devraient croître de 1,9% cette année, a-t-il poursuivi.

Même après une année 2015 décevante, tous les espoirs se tournent maintenant vers le commerce extérieur pour relancer l’économie canadienne, a estimé l’organisme canadien, affirmant que malgré le rendement inégal du secteur des exportations, la faiblesse du dollar canadien et le raffermissement de l’économie américaine permettront au commerce extérieur de contribuer à la croissance économique globale en 2016.

Ainsi, le volume des exportations devrait s’accroître de 2,5% en 2016, ce qui ajoutera 0,6 point de pourcentage à l’économie canadienne.

Le secteur public devrait aussi améliorer les perspectives du Canada, puisque le nouveau gouvernement fédéral devrait injecter environ 10 milliards de dollars dans l’économie au cours des exercices 2016-2017 et 2017-2018, ce qui fera avancer le PIB réel d’environ 0,3% cette année, a conclu la même source.