Un nouvel outil pour tester ses connaissances interculturelles

L’objectif de l’outil est de définir ses préférences culturelles à  partir de 10 dimensions précisant le rapport à  la société, au travail et aux autres. Il permet de comparer son profil avec ceux d’autres cultures.

Envie de tester vos connaissances interculturelles ? Le cabinet RHRE vient de lancer  un outil, intitulé Nomad, destiné à permettre de mieux connaître ses préférences culturelles et de mieux comprendre les situations vécues avec les personnes de culture différente.  «Les sociétés exposées à la nouvelle économie et qui se sont entraînées dans un processus de mise à niveau entraînent nécessairement un changement de comportement managérial et de culture d’entreprise. Les compétences interculturelles deviennent un atout pour optimiser ses interventions auprès des personnes provenant de cultures différentes», explique Johanne St Onge, présidente du cabinet. L’objectif de l’outil est de définir ses préférences culturelles à partir de 10 dimensions précisant le rapport à la société, au travail et aux autres. Il permet aussi de comparer son profil avec ceux d’autres cultures.

Managers français et marocains optent généralement pour un mode de communication implicite

Profil Nomad qui a été testé auprès de managers marocains mais aussi de différentes nationalités montre par exemple que les rapports avec la hiérarchie au Maroc et en France sont caractérisés par une forte distance alors qu’aux Etats-Unis, ils s’inscrivent davantage dans un rapport de faible distance hiérarchique. «Cet exemple ne veut pas dire que l’un est préférable à l’autre, mais simplement que selon la culture, les rapports entre un directeur général et un employé, sont différents d’un pays à l’autre. Les résultats du profil Nomad confirment aussi ce positionnement en incluant le Canada à une faible distance hiérarchique», explique Mme St Onge.

En ce qui concerne le mode de communication, l’outil montre la tendance d’une personne à communiquer soit dans un mode explicite, soit de manière implicite. Prenons à titre d’exemple un manager nord-américain (Etats-Unis, Canada), celui-ci aura tendance à privilégier un mode de communication explicite. Une expression décrit très bien cette position : «Je vais mettre les points sur les “i” et les barres sur les “t”» comme quoi le manager ne laissera aucune zone grise, aucune ambiguïté dans le message qui sera adressé à son collaborateur.  Du côté du manager français et encore plus accentué chez les responsables marocains, ceux-ci auront tendance à être plus nuancés à partir d’un mode de communication implicite qui laissera place aux questionnements et à l’interprétation du message.