Troisième cycle : Avis de Essaid Bellal, DG du cabinet Diorh

« Quel que soit le diplôme, les entreprises veulent avant tout
des têtes bien faites »

Une formation de troisième cycle doit avant tout répondre à un besoin et non juste permettre d’avoir le label d’une université étrangère sur son CV. En d’autres termes, il faut qu’elle permette d’acquérir une compétence supplémentaire, utile pour le développement de la carrière. On doit donc considérer un troisième cycle comme un tremplin. Aujourd’hui, les individus sont encore aveuglés par le diplôme alors qu’il faut savoir se vendre au niveau du marché de l’emploi. Qu’importe la nature du diplôme, les entreprises veulent avant tout des têtes bien faites sur l’aspect technique -le pays n’a pas de manque en ce sens- mais surtout sur l’aspect comportemental. La bonne formule consiste à développer sa polyvalence.

Par exemple, si on est de formation technique ou scientifique, pourquoi ne pas compléter par une formation à forte dominante commerciale ou financière ? Par exemple, des modules de développement personnel sont intégrés dans certains programmes de masters pour combler ce genre de lacunes. Ceci dit, on constate qu’au niveau du marché les formations en achat et logistique, management, ressources humaines et finances sont prisées. De même que les formations juridiques. Par contre, les formations en commerce/vente ne sont pas beaucoup développées, alors qu’il y a de la demande en ce sens.