Travailler dans l’associatif : témoignage de Adel ESSAADANI

C’est un travail épanouissant car on est en accord avec ses principes

Adel Essaadani, Directeur de l’Institut des métiers du spectacle, membre de l’Association Casamémoire

J’ai adhéré à Casamémoire parce que je suis casablancais et je considère que cette ville est la plus belle au monde ! Le travail associatif répond à une exigence ou une propension personnelle à un certain militantisme pour changer le monde (rien que ça !). C’est du boulot mais dans la lutte et le plaisir; voire le plaisir de la lutte contre un ordre que l’on considère injuste ou un état d’esprit que l’on considère malsain. Bref, il permet de rêver en travaillant sur des utopies. Disons que les «objectifs», en comparaison avec ceux d’une entreprise commerciale, ne sont pas les mêmes. Il requiert néanmoins une rigueur, de la stratégie et du «va-t-en-guerre» quand il le faut. Le tout en adéquation avec soi-même, ses principes et ses rêves.
Des batailles gagnées de temps en temps ; changer le monde petit à petit ; une obligation de rigueur, voire celle de donner l’exemple, pour rester crédible aux yeux de ceux dont on veut changer le comportement ou tout simplement la vision des choses ; se confronter à un ordre établi et quasi permanent, beaucoup à cause du confort de l’inertie… Tout ceci constitue une source de satisfaction pour moi.
Dans tous les cas, on choisit le travail associatif, alors qu’on peut «subir un travail» stricto sensu dans une entreprise privée. C’est épanouissant car on est en accord avec ses principes, ses idées et ses rêves et que l’on travaille à les défendre et les propager. Il est également source de désespoir quand la résistance au changement est trop présente pour nous rappeler que c’est souvent David contre Goliath !