Salim ENNAJI : « L’idéal serait que tout salarié prenne un congé tous les 4 mois pour éviter les cumuls »

Salim Ennaji, DRH du groupe Alliances : Les départs en congé doivent nécessairement faire l’objet d’une planification pour assurer la continuité des activités. Ceci permet à  la majorité des collaborateurs de prendre leur congé. Dans certaines situations, des contraintes d’agenda, ou même parfois personnelles, débouchent sur un cumul de jours de congé. Là  il faut intervenir pour les liquider.

Les départs en congé étaient traditionnellement concentrés en été, sur les mois de juillet et août. L’avancée du mois de Ramadan nous permet de constater que ces deux dernières années les demandes sont formulées pour le mois de juillet, ce qui provoque un embouteillage en cette période. Nous constatons également une progression en cours d’année des demandes de congé, lors des différentes vacances scolaires, ce qui annonce un début de changement d’habitudes.

Ramadan ou pas, je pense qu’il existe des règles universelles à respecter. Généralement, la période estivale coïncide avec une baisse d’activité généralisée, et même ceux qui préfèrent ne pas prendre de congé ont du mal à maintenir la cadence parce qu’aussi bien les partenaires internes qu’externes sont majoritairement absents. Pour ceux qui partent en congé, il faut bien évidemment baliser le terrain. C’est une étape importante. Si les consignes ne sont pas clairement données (ce qui arrive parfois), le remplaçant reste dépendant de son délégataire.

Il est préférable de préparer les congés en avril. Il est aussi recommandé de consulter tous les salariés afin de les sensibiliser sur les plannings. Il est déconseillé d’imposer les congés.

Il faut noter aussi que Ramadan sera encore présent durant les 6 ans à venir pendant l’été. La meilleure solution est de mettre en place un système rotatif pour que ceux qui prennent leur congé pendant Ramadan cette année peuvent le prendre en dehors du mois sacré l’année suivante.

C’est pourquoi les départs en congé doivent nécessairement faire l’objet d’une planification et d’un tableau de suppléance pour assurer la continuité des activités. Ceci permet à la majorité des collaborateurs de prendre leur congé sauf que, dans certaines situations, des contraintes d’agenda, ou même parfois personnelles, débouchent sur un cumul de jours de congé pour lesquels il faut intervenir afin de les liquider. Ceci passe par, d’une part, la sensibilisation des collaborateurs aux dispositions légales liées au fractionnement et au cumul de congé, et, d’autre part, par une recherche de plus de flexibilité dans le système de suppléance.
Chez nous, l’activité est assez stable en été et on s’organise le plus normalement possible. Chaque direction a ses priorités et le planning se fait selon les desiderata des personnes.

A mon avis, pour éviter le casse-tête des congés, il faut procéder à une répartition intelligente des congés sur l’année. On a trop tendance à penser au congé estival. Idéalement, tout salarié ou manager doit prendre un congé tous les quatre mois pour éviter les cumuls.