Rémunération, qualité de vie au travail : les grandes tendances RH

Moins d’inégalités entre hommes et femmes, davantage de télétravail et moins d’emplois à  temps partiel, les dernières tendances de l’enquête Hay Group. L’écart de rémunération lié au sexe a quasiment diminué de moitié ces quinze dernières années.

P armi la profusion d’analyses et d’études sur les tendances RH, celle qui est réalisée chaque année par Hay Group, société internationale de conseil en management, sort du lot par l’ampleur des données utilisées. Elle s’appuie en effet sur une base de données salariales constituée de plus de 800 000 collaborateurs, issus de 551 sociétés françaises ou implantées en France. Quatre éléments de premier plan ressortent en 2014.

Des rémunérations très variables d’un secteur à l’autre

En matière de rémunération, les secteurs où les salaires fixes des cadres sont les plus importants, on trouve la chimie, l’énergie et la santé. Ils se situent respectivement à 9%, 7% et encore 7% au-dessus du marché, tous secteurs confondus. Loin derrière, mais malgré tout au-dessus de la moyenne du marché, l’étude révèle la bonne tenue de l’informatique, de la production et de la vente.

Progression de carrière et écartsde salaires

Chez les cadres et les dirigeants, les modalités de rémunération évoluent selon les niveaux de responsabilité. Si le salaire fixe représente un poids assez conséquent en début de carrière (89% du package), il va diminuer au fil de l’ascension professionnelle, au profit d’éléments de variable comme le bonus ou les commissions. Ainsi, le montant de variable perçu par un dirigeant atteint en moyenne 18% du package total annuel contre seulement 5% pour le cadre junior et 10% chez le cadre confirmé. Autre donnée issue de l’analyse des résultats : un cadre dirigeant perçoit, en moyenne, un package global trois fois plus important qu’un cadre junior.

Plus de télétravail, moins de travail à temps partiel

Depuis plusieurs années, les enquêtes de Hay Group confirment la montée en puissance du télétravail. 36% des entreprises interrogées cette année autorisent cette pratique, soit 3% de plus qu’en 2012. Et de plus en plus de flexibilité est accordée au collaborateur : deux jours par semaine sont en moyenne alloués au télétravail. On remarque également que les salariés dans cette situation peuvent bénéficier de moyens matériels en adéquation avec ce système. Trois quarts des entreprises pratiquant le télétravail fournissent à leurs collaborateurs des ordinateurs portables et des téléphones portables.
Parallèlement à cette hausse de l’accès au télétravail, le recours au temps partiel est de moins en moins fréquent. En 2010, 18% des salariés travaillaient à temps partiel. Début 2014, ils ne sont plus que 11%.

Diminution des inégalités entre femmes et hommes

L’écart de rémunération lié au sexe a quasiment diminué de moitié ces quinze dernières années. De 7,20% en 1999, le différentiel moyen est tombé à 3,70% en 2014. Dans certains métiers, la tendance s’est même inversée : pour le poste de chef de produit ou de gestionnaire RH, les écarts en salaires fixes sont respectivement de 4,8% et 3,7% en faveur des femmes.
L’étude s’est intéressée à la situation des cadres supérieurs et des dirigeants. Les hommes sont majoritairement représentés dans cette population, puisqu’ils sont cinq fois plus nombreux que leurs homologues féminins. Un chiffre à nuancer au regard des différences sectorielles : les femmes représentent jusqu’à 30% des dirigeants du secteur de la santé, alors qu’elles ne sont que 12% en moyenne dans l’industrie.
Si ces évolutions vont dans le bon sens, il reste du chemin à faire ; le différentiel de salaires entre les hommes dirigeantes et les femmes dirigeants s’élève encore à 7% en moyenne.

Source : focusrh.com