Recruteur ou recruté, des points de vue différents sur le facteur chance

J’étais volontaire du Corps de la paix au Bénin. Premier coup de chance : après ma mission, l’Usaid se reconstruisait, et, alors que je souhaitais moi-même rester dans le pays, ils m’ont demandé de les aider, de faire venir les équipements du port, des téléphones, des radios

Karl Stanzick PDG de MTDS
«Le facteur chance a joué dans ma carrière»
«J’étais volontaire du Corps de la paix au Bénin. Premier coup de chance : après ma mission, l’Usaid se reconstruisait, et, alors que je souhaitais moi-même rester dans le pays, ils m’ont demandé de les aider, de faire venir les équipements du port, des téléphones, des radios… J’y suis resté finalement deux ans de plus. Pour ma venue au Maroc, c’était en 1995, j’ai trouvé une annonce, ancienne de deux mois, dans la revue des anciens volontaires. J’ai envoyé un e-mail et il s’est avéré que le poste n’était pas encore pourvu. Le fondateur de MTDS cherchait toujours un directeur informatique. En un mois, j’étais ici, tout en ne connaissant rien du Maroc.»

Siham B. Assistante bilingue
«J’ai rencontré mon patron actuel dans le train»
«Moi, j’ai rencontré mon nouveau boss dans un train entre Casa et Rabat, un vrai hasard. On a discuté de nos boulots, il cherchait quelqu’un de jeune pour sa société… Ça a collé tout de suite. Résultat : mon job est plus intéressant, je suis mieux payée et mieux considérée. Je n’avais rien contre mon ancien boulot, mais après deux ans, c’était une bonne opportunité de bouger et de ne pas s’endormir, de tenter quelque chose de nouveau… Avec de meilleures conditions, en plus. Alors j’ai foncé.»

Anouar Ahbabou Fondateur de Connect Recrutement
«Pour moi, rien ne se fait par hasard»
«Pour moi, rien ne se fait par hasard, tout est calculé. Je cherche des clients, puis je réponds à leur demande, qui sont généralement très précises. J’agis un peu comme un chasseur de têtes, je recherche des profils spécifiques par leur expérience ou leur technicité. Je vais voir les employeurs, les candidats, et finalement je ne fais mon choix qu’après plusieurs entretiens, souvent longs. C’est le seul moyen pour moi de me démarquer des autres, je trouve que passer par des annonces est un peu archaïque, on perd du temps et de l’énergie vu le nombre de candidatures. Résultat : je sais qui j’engage et avec qui je travaille.»

Mohamed K. Ingénieur
«Mon expérience et mon parcours les ont séduits»
«Pour mon dernier job, je ne pensais pas être suffisamment qualifié, c’était un secteur complètement différent de ce que je faisais auparavant, même si on peut quand même leur trouver quelques similitudes… J’ai tout de même laissé mon CV comme ça, pour voir. Mais après une expérience difficile, ils cherchaient un profil original, et finalement mon expérience et mon parcours les ont séduits. Finalement mon intégration s’est bien passée au sein de la société, et les perspectives de développement sont plutôt bonnes. Contrairement à ce que je pensais, j’ai fait l’affaire.» n