Recruter la mauvaise personne peut entraîner de graves conséquences pour l’entreprise

Les mauvais recrutements semblent plus onéreux en Allemagne et en Grande-Bretagne . Ils ont un impact négatif en termes de pertes de revenus, de productivité et de défis manqués.

Combien coûte un mauvais recrutement ? Une nouvelle étude de CareerBuilder, leader mondial en solutions de gestion du capital humain, indique que recruter la mauvaise personne peut entraîner de graves conséquences pour l’entreprise. Plus de la moitié des employeurs de chacune des dix premières économies au monde ont indiqué qu’une erreur de recrutement (quelqu’un qui s’est avéré ne pas correspondre à sa mission, ou l’a mal remplie) a eu un impact négatif pour leur entreprise, en termes de pertes de revenus, de productivité ou de défis manqués par le collaborateur concerné.
L’enquête mondiale, menée en ligne par Harris Interactive du 1er au 30 novembre 2012, incluait plus de 6 000 responsables de recrutement et professionnels des ressources humaines dans les pays affichant le produit intérieur brut le plus élevé.

Par exemple, parmi les entreprises ayant rapporté un mauvais recrutement, 27% des employeurs résidant aux USA ont indiqué que le coût d’une seule erreur s’élevait à 50 000 dollars (plus de 432 000 DH). Au sein de l’Eurozone, les mauvais recrutements semblent plus onéreux en Allemagne, 29% des employeurs indiquant un coût moyen de 50 000 euros ou plus (plus de 550 000 DH). Au Royaume-Uni, 27% des entreprises indiquent qu’une mauvaise embauche coûte plus de 50 000 livres. Trois employeurs indiens sur dix (29%) déclarent que le coût moyen d’une mauvaise embauche dépasse les 2 millions de roupies indiennes (l’équivalent de 7 150 dollars américains), et près de la moitié des employeurs chinois interrogés (48%) rapportent des coûts excédant les 300 000 CNY (soit près de 48 700 dollars américains).
Il faut noter que les pays de la zone BRIC, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (les quatre marchés accueillant le plus grand nombre d’employeurs prévoyant d’augmenter cette année leurs embauches d’employés à plein temps), sont ceux qui indiquent le plus avoir été affectés l’an dernier par une erreur de recrutement.
Toutefois, la majorité des employeurs des dix premiers marchés mondiaux ont rapporté les mêmes expériences.
Par ailleurs, l’enquête montre que les pays de la zone BRIC sont plus enclins à rapporter les différents effets négatifs liés à une erreur de recrutement, alors que les USA citent plus fréquemment l’impact sur le moral des employés et le coût de recrutement et de formation d’un nouveau travailleur. Les pays européens se situent en bas de presque toutes les catégories, ce qui peut en partie être attribué à la baisse des embauches au sein de ces marchés.