Quand le travail devient obsession : Interview avec Karim EL-IBRAHIMI, DG RMS

L’obsession devient négative lorsqu’elle cause un désir démesuré de réussite

Il faut nuancer entre implication et obsession. Etre impliqué dans son travail suppose qu’on l’aime d’abord, et surtout qu’on sait faire la part entre vie professionnelle et privée.

Pour exemple, lorsque je venais de créer mon entreprise voilà cinq ans, j’étais beaucoup impliqué dans le démarrage. Cela a demandé beaucoup de sacrifices. Je pense que c’est le fait de réussir, d’aller vers des challenges plus élevés…, qui tend vers l’obsession pour le travail. Cet état d’esprit reste tout de même positif. L’obsession devient négative lorsqu’elle cause un désir démesuré de réussite, un besoin de contrôle ou une fuite de ses problèmes personnels. Mais le monde du travail est sans cesse plus exigeant : objectifs plus difficiles à atteindre, réussite davantage valorisée, tâches qui s’alourdissent. Les personnes prédisposées peuvent donc facilement se transformer en obsédés du travail. Ces derniers veulent généralement tout faire, ne veulent pas ou ne savent pas déléguer quand il le faut. Ils mettent également la pression sur les collègues en créant ainsi une atmosphère stressante dans le milieu du travail.

C’est pourquoi j’essaie toujours d’éviter de penser constamment au travail ou d’en parler dans le cercle familial.