Quand le travail devient obsession : Interview avec Jamal KRIM, DG Reco Act

Elle commence au moment où l’on n’arrive plus à  assurer la même qualité de prestations

L’obsession commence à partir du moment où l’on n’arrive plus à assurer la même qualité de prestations. Aujourd’hui, nous sommes dans un monde de compétition, il faut penser constamment à améliorer ses procédures de travail pour donner satisfaction à la clientèle. Cela rentre dans un souci de perfection.

En ce qui me concerne, je n’ai pas l’habitude de me laisser envahir par le travail ou d’en parler dans le cercle familial. Je travaille le même nombre d’heures que d’habitude. Mes journées commencent par une rétrospective de l’état d’avancement des missions avec mes collaborateurs. Les après-midis sont consacrés aux rendez-vous avec les clients. Il est vrai que lors du démarrage du cabinet, j’y consacrais beaucoup de temps.

Lorsqu’on atteint le rythme de croisière, le travail devient plus qualitatif. En fin de compte, si le travail est passion, il n’est jamais obsession. Le plus important, c’est de donner du sens à ce que l’on fait pour trouver une raison de se lever tôt le matin pour rentrer tard le soir. Je suis satisfait de ma journée lorsque j’arrive à bien la remplir aussi bien dans le monde professionnel qu’extra-professionnel.

Je dirais qu’être productif est évidemment bon pour la motivation, mais l’obsession d’arriver au but à tout prix peut être une cause de non productivité.