Près des deux tiers des dirigeants affirment avoir mené des changements structurants au cours des 3 dernières années

L’objectif de la deuxième édition du baromètre des «dirigeants face à la transformation de leur entreprise» était de traiter des problématiques stratégiques rencontrées par les dirigeants. Le facteur humain reste au cœur des problématiques de transformation.

Organisation, vision stratégique, mode de management, culture d’entreprise…, l’enquête d’Optimum conseil sur la transformation d’entreprise, réalisée en collaboration avec la CGEM, a porté sur un échantillon de 198 dirigeants d’entreprises nationales et multinationales.

Pour cette deuxième édition, l’objectif a été de faire progresser la réflexion de fond sur les enjeux stratégiques de transformation exprimés par les dirigeants, alors que la première édition était davantage orientée vers les aspects opérationnels de la transformation.

D’après les premières conclusions, les entreprises sont de plus en plus conscientes que la réussite de leurs stratégies passe par des paliers successifs de transformation.

Ainsi, 73% des dirigeants sondés affirment avoir mené des changements structurants (au cours des 3 dernières années) qui ont significativement modifié leurs organisations, les modes de fonctionnement, la culture et le management, la relation avec leurs clients…

81% projettent de poursuivre le processus de transformation dans les années à venir.

Le premier levier des projets de transformation menés reste l’agilité et la performance des organisations (62%), même si pour les TPE se transformer passe davantage par le développement des compétences de leurs collaborateurs tandis que les grandes entreprises agissent sur le levier de l’évolution de la culture et des valeurs.

Elément important, plus la taille de l’entreprise est grande, plus les projets de transformation sont nombreux. Ces derniers sont davantage menés au sein des grandes entreprises (90% des entreprises de plus de 600 MDH de CA) qu’au sein des PME (moins de la moitié pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à 50 MDH).

L’enquête montre également que les projets de transformation intéressent aussi bien les entreprises engagées dans un processus de développement que celles qui sont confrontées à des enjeux d’adaptation, voire de restructuration.

Elle leur a aussi permis d’avoir une meilleure prise de conscience des enjeux liés à la transformation et un plus fort intérêt à travers le nombre de participants à l’édition 2017 (198 v/s 72 en 2014).

Les entreprises doivent faire face d’abord à des enjeux d’efficacité  commerciale, de conquête de  nouveaux marchés et d’innovation

Autre fait marquant, l’étude montre que les entreprises font face à des enjeux  d’efficacité commerciale, de conquête de nouveaux marchés et d’innovation.

60% des dirigeants interrogés considèrent que l’amélioration des performances opérationnelles et commerciales est un défi majeur pour leur entreprise.

Cependant, les stratégies d’amélioration de la performance opérationnelle se heurtent à trois freins principaux: le temps à y consacrer (60%),  la surcharge en projets (54%) ou encore la réticence au changement des collaborateurs (43%).

Par rapport à l’innovation, les dirigeants se heurtent à des freins dans la mise en œuvre comme la capacité de se mobiliser dans le temps (selon 64% des dirigeants) ou encore le besoin de renforcer avec des expertises internes, nouvelles, qui conduit également les dirigeants à prioriser la formation et le développement des compétences internes dans leurs projets stratégiques.

A l’évidence, le facteur humain reste au cœur des problématiques de transformation puisque les entreprises trouvent des difficultés (44% des répondants) à disposer de ressources de qualité notamment dans les nouveaux métiers qui constituent des défis stratégiques.

Si l’étude menée en 2014 avait permis de relever que l’un des enjeux clés pour la réussite des projets de transformation résidait dans le facteur humain, l’enquête 2017  confirme que l’humain reste au cœur des problématiques de transformation.

Selon la typologie des entreprises et la nature des défis stratégiques, les dirigeants se heurtent encore à des difficultés inhérentes au facteur humain qui se révèlent sous différents angles : trouver des talents pour assurer la relève, réussir à faire adhérer les équipes, disposer des compétences et expertises en interne pour pouvoir mener les projets à forts enjeux technologiques, d’innovation ou de transformation digitale…

Par ailleurs, l’enquête révèle que les entreprises semblent plus agiles et plus ouvertes aux défis de la mondialisation et de l’économie numérique.

Elles semblent surfer sur les opportunités qui s’offrent à elles, ce qui dénote d’un certain dynamisme et d’une ouverture sur les tendances internationales. Il s’agit notamment du commerce numérique, surtout pour les secteurs IT & Télécoms (82%) ainsi que les Banques & Assurances (81%), le  Commerce & Distribution (74%) et les Services & Conseil (53%) ou encore l’’ouverture du Maroc sur l’international : en premier lieu pour les dirigeants industriels (51% des répondants de ce panel) ainsi que les Services & Conseil (55%) et l’Energie & Utilities (46%).