Prendre la parole en public : tout est question d’exercice

Humour, anecdotes, citations…, rien ne vaut quelques digressions pour bien débuter un discours n Apprendre à  respirer, bien articuler, laisser les mains s’exprimer… Bien parler peut aussi être le résultat d’un apprentissage.

Prendre la parole en public n’est pas chose aisée. Même si on maîtrise son sujet, il ne faut pas oublier que le trac peut se manifester à tout moment. Dès lors, c’est la confusion totale : perte de mémoire, peur du regard des autres… Pas de panique. Il est facile de faire bonne impression si on suit quelques règles de base.

Une bonne communication orale commence par une volonté de faire connaître à l’auditoire, restreint ou nombreux, un projet, un exposé ou une intervention sur un sujet précis, que l’on connaît parfaitement. Il faut par la suite hiérarchiser ses idées. Il a été constaté qu’un auditoire retient 20% de ce qu’il entend. Alors, pour ne pas endormir son public, il est opportun de dégager les points essentiels de son discours (5 idées fortes au maximum) qui constitueront l’essentiel du message. Notez-les sur une fiche. Lors de l’intervention, il faut veiller à respecter l’ordre des idées : comment introduire, argumenter et comment imaginer et conclure son discours.

Réussir les entrées et sorties est aussi primordial. Il faut capter dès le départ l’attention de l’auditoire. Etre percutant, surprenant en donnant un chiffre fort, un message-clé, une citation. Certains optent pour un mini-show, voire un sondage à mains levées auprès de leur auditoire. Rien ne vaut aussi une anecdote ou un exemple pour détendre l’atmosphère. Il faut les noter de façon plutôt détaillée sur son plan. De la même manière, il faut conclure l’intervention avec un message fort. Pour cela, on peut user de l’humour, une information importante ou une question-clé par exemple. Ne pas chercher surtout à tout «caser» dans son discours. Et se rappeler que l’attention de l’auditoire se relâche au bout de quelques minutes.

Il faut par ailleurs travailler la voix, les gestes, la posture, les mimiques… Les outils naturels dont nous disposons sont très importants à maîtriser : le regard, la voix (puissance, débit, phrasé, émotions), le corps (gestuelle, positionnement dans l’espace…). La voix par exemple: se faire entendre est une chose, se faire comprendre à haute et compréhensible voix en est une autre. Il faut trouver le temps pour bien articuler chaque mot. Les gestes traduisent également notre état interne, notre authenticité.

Enfin, improvisez quand c’est nécessaire. C’est la clé de réussite d’un bon orateur. Rester simple et soi-même. Il faut avoir le courage de dire, «je ne sais pas» ou «je n’ai pas de réponse à votre question», quand il le faut, et construire son discours avec des mots-clés qui seront retenus par l’auditoire.